Ce mercredi 10 septembre, les Hautes-Pyrénées se réveillent dans une atmosphère de mobilisation citoyenne. Dès l’aube, les ronds-points de l’agglomération tarbaise deviennent des lieux de dialogue, occupés par des collectifs comme la Confédération paysanne ou la CGT hospitaliers. Loin d’un blocage total, les actions sont filtrantes, avec pour objectif d’échanger avec les automobilistes et de faire entendre un ras-le-bol grandissant.
Le cœur du mouvement bat autour d’un message clair : la France est figée, et il est temps de la remettre en marche. Yves Castera, figure locale du mouvement, dénonce une dégradation des services publics, une redistribution des richesses jugée injuste, et une fracture sociale qui s’élargit. À 11h, les manifestants convergent vers la place de Verdun à Tarbes pour une agora ouverte, où la parole citoyenne est mise en avant, loin des discours institutionnels. (....)

