La proposition de loi née du scandale de Notre‑Dame de Bétharram sera débattue le 1ᵉʳ juin à l’Assemblée nationale. Porté par les députés Violette Spillebout (EPR) et Paul Vannier (LFI), le texte vise à mieux prévenir et combattre les violences en milieu scolaire. Mais son examen s’annonce très limité : seulement 6 h 30 de débat, contre 24 h habituellement lors d’une semaine transpartisane.
Ce choix suscite la colère des collectifs de victimes, notamment celui de Saint‑Joseph de Nay, qui dénonce une manœuvre politique réduisant la visibilité d’un texte pourtant jugé essentiel. Pour eux, les calculs partisans prennent le pas sur l’urgence de protéger les élèves et de tirer les leçons des affaires révélées dans les Pyrénées. Une frustration d’autant plus vive que la commission d’enquête avait mis en lumière des mécanismes d’omerta et la nécessité d’agir rapidement.


