Les parlementaires des Hautes‑Pyrénées ont adressé un courrier conjoint aux ministres des Armées et de l’Industrie pour exprimer leurs préoccupations concernant l’avenir des Forges de Tarbes, seul site français capable de produire les corps d’obus de 155 mm.
Dans un contexte international marqué par le retour de la guerre, ils rappellent l’importance stratégique de cette production pour la souveraineté nationale.
Malgré les engagements pris lors de la reprise par Europlasma, les élus soulignent que les investissements annoncés pour moderniser l’outil industriel n’ont été réalisés qu’en partie, laissant les salariés dans l’incertitude quant à la capacité du site à répondre aux commandes. Ils relèvent également un climat social dégradé, illustré par une nouvelle procédure judiciaire visant une ancienne déléguée syndicale, ce qui alimente les inquiétudes sur la qualité du dialogue social.
Les parlementaires demandent donc la mise en place d’un comité de suivi sous l’autorité du préfet, associant État, salariés, direction et élus, ainsi que la désignation d’un commissaire du gouvernement chargé de vérifier l’usage des fonds publics — plus de 4 millions d’euros — et la réalisation effective des investissements.
L’objectif : garantir la transparence, sécuriser la filière et assurer la pérennité industrielle d’un site essentiel à la défense française.





