Pour un premier match en Nationale, on peut dire que c’est une réussite. Bérénice Loubet, l’arbitre du centre, a fait oublier que c’était une femme tant ses prises de décisions ont été claires, fermes et décidées. Dans un match difficile à arbitrer entre un leader et un bon dernier, le trio arbitral qui découvrait la Nationale, a fait une bonne prestation comparée à d’autres arbitrages à Trélut. Bérénice Loubet a arbitré en avantageant l’équipe qui faisait le jeu et non celle qui avait le meilleur classement. Un avis partagé par Didier Casadei le Manager de Périgueux : « Le plus vaillant a gagné. Le rugby ça reste un sport de valeurs, d’humilité, de volonté collective et Tarbes était au-dessus de nous. Leur victoire est méritée, bravo à eux. » L’ailier périgourdin Yon Camou est du même avis : « Tarbes était meilleur que nous, ils avaient plus d’envie, plus envie de gagner. Ils se sont plus bougés que nous et le score reflète le match. » Pour une fois, Tarbes n’a pas été arbitré comme une petite équipe mais comme une équipe comme une autre, récompensée ou punie quand elle le méritait. Personne, ni du côté des staffs, des joueurs ou des journalistes, n’a évoqué le sexe féminin de l’arbitre. Il est vrai qu’à part le carton rouge tarbais, qu’on peut juger sévère par rapport au carton jaune périgourdin, on ne peut pas lui reprocher grand-chose. Certes, deux ou trois gestes du côté de Périgueux auraient peut-être mérité plus qu’une simple pénalité mais la multiplication des fautes tarbaises en mêlée en fin de rencontre aurait pu aussi déboucher sur un carton jaune. Il est vrai que Bérénice Loubet, fille d’un rugbyman devenu entraîneur, a débuté dans le rugby à l’âge de 5 ans et a joué en Espoirs à Castres. C’est à la suite d’une blessure à l’épaule qu’elle s’est tournée vers l’arbitrage où elle poursuit sa passion du rugby. Une seconde place au Concours National des Jeunes Arbitres qui lui a ouvert les portes de la Fédérale 3 en 2020.
Sur les traces d’Aurélie Groizeleau(....)






