Dans la salle d’audience de Tarbes, le rêve d’un enfant s’est effondré. Mike Joseph, pivot de l’Union Tarbes-Lourdes Pyrénées Basket, a reconnu avoir organisé un trafic de cocaïne pour nourrir sa famille. Derrière son allure de géant, un salaire trop modeste, une paternité imminente, et la tentation d’une « solution de facilité ».
Les enquêteurs ont découvert argent liquide, poudre blanche et un réseau discret, animé via messagerie cryptée. La procureure a dénoncé l’ampleur du trafic, l’avocate a plaidé la dignité d’un homme sans casier, brisé par la surpopulation carcérale.
Le verdict est tombé : trois ans de prison dont un ferme, aménageable sous bracelet électronique, et une amende. Suspendu par son club, Mike Joseph promet de repartir en Guyane, pour prévenir les jeunes des dangers qu’il a lui-même affrontés.
Ainsi se clôt l’histoire d’un joueur qui voulait marquer des paniers, mais s’est perdu dans les filets de la facilité.


