En déplacement dans les Hautes‑Pyrénées, la ministre déléguée à l’Intelligence artificielle et au Numérique, Anne Le Hénanff, a découvert à Tarbes un exemple concret de ce que l’IA peut apporter à la transition énergétique. Au cœur de l’Arsenal, l’entreprise Sélection‑EnR, jeune société en pleine croissance, prépare avec Enerloop un réseau local d’autoconsommation qui reposera sur un futur parc photovoltaïque installé sur le site de Primes.
L’idée est simple mais ambitieuse : produire de l’électricité sur place, la consommer à proximité et utiliser l’intelligence artificielle pour ajuster en permanence l’équilibre entre production et besoins. Grâce à l’analyse des données météo et des habitudes de consommation, l’IA anticipe les variations, optimise les flux et limite les pertes. Ce fonctionnement en « circuit court énergétique » permettra aux usagers — entreprises, établissements scolaires ou structures innovantes du quartier — de réduire leur facture d’environ 20 %.
Le projet va plus loin : il intègre aussi des solutions de stockage, qu’il s’agisse de batteries pour les surplus quotidiens ou de technologies hydrogène pour conserver l’énergie d’une saison à l’autre. À terme, Tarbes pourrait devenir un véritable « mini‑territoire à énergie positive », où la production locale couvre une grande partie des besoins.
Séduite par cette approche pragmatique, la ministre a salué un exemple qui montre comment l’IA peut être utile, rassurante et concrète. Pour elle, ces innovations locales illustrent parfaitement le rôle que l’intelligence artificielle peut jouer dans l’électrification du pays et dans la formation des futurs ingénieurs.