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Habitat intergénérationnel : Habitat et Humanisme Pyréenées-Adour appelle les nouveaux maires à s’engager pour soutenir un modèle qui fonctionne ! (Communiqué)
mardi 21 avril 2026, par
À l’occasion de la Journée européenne de la solidarité intergénérationnelle, le 29 avril, l’association Habitat et Humanisme Pyrénées-Adour ouvre les portes de sa résidence Cant’Adour. Un mois après les élections municipales, le Mouvement lance un appel aux nouveaux élus de Tarbes : l’habitat intergénérationnel n’est plus une simple alternative, mais une solution essentielle pour relever les défis du vieillissement et de l’isolement des plus fragiles au sein de nos quartiers.
Un début de mandat stratégique pour renforcer le lien social
Fraîchement élus, les maires vont devoir faire face à des enjeux clés de cohésion sociale. Avec 94 % des Français souhaitant vieillir à domicile et près de 2 millions d’aînés isolés, les collectivités doivent innover. Les maisons intergénérationnelles (MIG), véritable « moteur » de cette solidarité locale, rassemblent jeunes, seniors et familles monoparentales, tous disposant de faibles ressources, sous un même toit, transformant ainsi des personnes isolées en membres actifs d’une communauté solidaire.
Ce qu’Habitat et Humanisme Pyrénées-Adour attend des nouvelles municipalités
Pour sensibiliser le grand public et alerter les pouvoirs publics sur la pertinence de ce modèle, Habitat et Humanisme lance les toutes premières Journées de l’Habitat intergénérationnel. Durant trois jours, des portes ouvertes se tiendront partout en France afin de faire découvrir ces maisons, témoigner de leur impact social positif et convaincre toujours plus d’élus et d’acteurs locaux de leur utilité. Cette opération annuelle vise à promouvoir largement ce modèle innovant et solidaire, véritable levier d’avenir pour nos territoires.
Pour déployer ce modèle préventif, Habitat et Humanisme appelle les élus à s’engager concrètement autour de quatre axes principaux :
• Faciliter l’accès au foncier : mobiliser des terrains municipaux ou recourir au droit de préemption urbain pour réhabiliter des bâtiments et implanter ces maisons au cœur de quartiers équilibrés.
• Soutenir l’investissement initial : accorder des subventions ou, plus encore, des garanties d’emprunt, indispensables pour obtenir les prêts sociaux de la Caisse des Dépôts nécessaires à la construction.
• Accompagner l’animation sociale : financer le lancement de la vie sociale (coordinateur de vie sociale) afin que la maison devienne un véritable vecteur de mixité dans le quartier.
• Développer les partenariats locaux : inscrire la maison dans le tissu municipal en facilitant ses liens avec les acteurs du soin, de l’emploi et de l’accompagnement.
Un projet apprécié des riverains
Les élus disposent d’un atout politique important : l’acceptabilité citoyenne. Alors que 47 % seulement des Français acceptent des logements sociaux classiques dans leur quartier, 62 % se disent favorables à l’implantation d’une résidence intergénérationnelle dans leur rue. Ce projet renforce la mixité sociale sans susciter les résistances traditionnelles du type « pas dans mon jardin ».
Prévenir coûte sept fois moins que guérir
Investir rapidement dans ces structures est un acte de gestion responsable. L’animation d’une place en maison intergénérationnelle coûte seulement 6 € par jour, contre 41 € en centre d’hébergement d’urgence et plus de 1 000 € en milieu hospitalier. En pariant sur la prévention par l’habitat, les maires agissent sur les racines de l’exclusion plutôt que sur ses conséquences.

