Ce dernier vendredi, lors de son assemblée plénière, le Conseil départemental des Hautes-Pyrénées s’est prononcé unanimement contre le projet de réduction du remboursement des cures thermales. La réforme envisagée abaisserait la prise en charge de 100 à 65 % pour les patients atteints d’affections de longue durée, et de 65 à 15 % pour les autres prescriptions.
Les élus ont rappelé que le département est le premier de France en matière de thermalisme : 22 000 curistes accueillis chaque année, 500 emplois directs, près de 18 millions d’euros de chiffre d’affaires et plus de 26 millions d’euros de retombées locales. Au niveau national, l’activité génère 248 millions d’euros de recettes fiscales et sociales.
Au-delà des chiffres, le thermalisme est reconnu pour ses bienfaits médicaux. Les élus estiment qu’un déremboursement remettrait en cause l’égalité d’accès aux soins, réservant les cures aux plus aisés, et risquerait d’entraîner une hausse des dépenses médicamenteuses. Ils soulignent aussi le rôle structurant des stations thermales : elles attirent habitants et médecins dans des zones rurales et participent à la diversification du tourisme vers un modèle « quatre saisons ».
Ce vœu n’a pas de valeur contraignante, mais il exprime une volonté politique forte : défendre une pratique de santé qui ne représente que 0,1 % des dépenses de l’assurance maladie, tout en irriguant largement l’économie et la vie sociale des territoires.





