Le procès de Kévin Da Cruz, membre du club de motards Hells Angels, se poursuit devant la cour d’assises de la juridiction interrégionale spécialisée. Il est accusé du meurtre de Joseph Pontroué, affilié aux Rebels, ainsi que de tentatives de meurtre sur d’autres individus lors d’une violente rixe survenue à Tarbes en 2021.
L’élément central de sa défense réside dans une déclaration saisissante : « J’ai donné des coups de couteau, mais je ne m’en souviens pas ». Selon son avocat, Da Cruz reconnaît les faits matériellement, tout en affirmant avoir perdu conscience de ses actes au moment de la scène, une dissociation qu’il attribue à la peur et à la brutalité de l’affrontement.
Ce procès jette une lumière crue sur les rivalités territoriales entre clubs de motards, mais aussi sur les limites de la mémoire humaine face à la violence. La cour devra trancher entre une stratégie de défense et une réelle altération de la conscience — une ligne ténue aux conséquences judiciaires lourdes.






