Le 25 juillet 2025, Georges Ibrahim Abdallah quittera sa cellule de la centrale de Lannemezan après 40 ans de détention en France. Ce militant libanais, condamné à perpétuité en 1987 pour complicité dans les assassinats de diplomates américains et israéliens, est considéré comme l’un des plus anciens détenus du pays. Membre de la FARL (Fraction armée révolutionnaire libanaise), il a toujours revendiqué son engagement comme une forme de résistance politique, tout en niant sa responsabilité directe dans les meurtres.
Malgré une libérabilité reconnue depuis plus de 25 ans, ses demandes ont longtemps échoué, bloquées par l’opposition de certaines parties civiles et des États-Unis. L’absence d’indemnisation aux victimes a également été un obstacle juridique majeur. Son avocat dénonce une « mesquinerie juridique », affirmant qu’environ 16.000 euros sont disponibles pour les parties civiles.
À 74 ans, la justice française ne voit plus de risque grave de récidive ni de menace à l’ordre public. Son retour au Liban est déjà anticipé, avec le soutien logistique de l’ambassade. Des centaines de militants se sont récemment mobilisés pour sa libération, soulignant l’impact international du dossier.



