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Dans les Hautes‑Pyrénées, l’été où les réserves ont touché un niveau jamais vu

mardi 11 août 2026, par rédaction

La scène est saisissante : sur les rives du lac de l’Arrêt‑Darré, il faut désormais marcher chaque jour un peu plus pour atteindre l’eau, tant son niveau a reculé de manière spectaculaire . Depuis ce mardi, tout prélèvement y est interdit, la retenue ne contenant plus qu’une infime portion de son volume habituel, à peine 10 %.

Au cœur de cette crise, la salle de gestion de Tarbes tourne sans relâche. Dix collaborateurs se relaient jour et nuit pour ajuster en temps réel les débits des cours d’eau, en fonction des mesures de terrain et des prévisions météo . L’objectif : maintenir un équilibre délicat entre l’alimentation en eau potable, la préservation de la biodiversité, l’irrigation agricole, l’industrie et les usages de loisirs

Malgré des réserves qui s’effondrent - moins de 30 % pour la Neste et 20 % pour l’Adour - le système tient encore. L’expérience de la sécheresse de 2022 a permis d’améliorer la coordination entre acteurs et d’affiner les pratiques d’irrigation, désormais plus ciblées et mieux régulées.

Pour l’heure, Rives et Eaux assure qu’il n’y a pas de menace immédiate sur l’eau potable. « On enfonce les minimas historiques, et malgré cela, nous n’avons pas basculé en crise  », souligne son directeur général, rappelant la complexité du pilotage nécessaire pour éviter toute rupture d’alimentation.

Mais la tension est maximale. Avec des débits qui s’amenuisent et une demande qui augmente, chaque goutte compte. Et l’été 2026 restera comme celui où les réserves ont atteint un niveau jamais observé si tôt dans l’année.