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Boire l’eau des lacs, un risque trop souvent sous-estimé
mardi 14 juillet 2026, par
Les secouristes de haute montagne tirent une nouvelle fois la sonnette d’alarme après plusieurs interventions liées à des intoxications provoquées par la consommation d’eau prélevée en altitude. Deux randonneuses ont encore été prises en charge le 13 juillet après avoir présenté des symptômes typiques : nausées, vomissements et diarrhées, probablement dus à une eau contaminée.
Selon la CRS Pyrénées, ces situations se multiplient depuis quelques années. Les équipes constatent que de nombreux marcheurs partent désormais avec une simple gourde filtrante, persuadés qu’ils pourront s’approvisionner en chemin. Une habitude jugée dangereuse, car ces dispositifs ne garantissent pas l’élimination complète des bactéries ou agents pathogènes présents dans les cours d’eau, notamment en raison des troupeaux en estive ou de zones fréquentées par les véhicules.
L’an passé, une cinquantaine d’interventions ont été nécessaires pour des intoxications liées à l’eau de montagne, un chiffre qui illustre l’ampleur du phénomène. Les secouristes rappellent que les gourdes filtrantes doivent être considérées comme des outils de secours, et non comme une solution d’hydratation principale. Même à 3 000 mètres d’altitude, où les risques sont moindres, la prudence reste de mise.
Les fortes chaleurs actuelles accentuent encore la prolifération bactérienne, augmentant le risque sanitaire pour les randonneurs imprudents. Pour éviter tout incident, les secours recommandent de partir avec une réserve suffisante d’eau potable, estimée à un litre par personne et par heure de marche. Une précaution essentielle pour préserver sa santé et limiter les interventions déjà nombreuses des équipes de montagne
