Accueil > ACTUALITE TARBES ET GRAND TARBES > 5èmes Edition des Nuits Impériales de Château Montus, les 10, 11 et 12 juillet
5èmes Edition des Nuits Impériales de Château Montus, les 10, 11 et 12 juillet
vendredi 10 juillet 2026, par
Un excellent et étonnant d’Artagnan en devenir
Après les « Frères Nogues », « Dionysos », le « Prince Noir » et le « Diner », le duo Bruno Spiesser-Frédéric Garcès signe avec « D’Artagnan l’éveil d’un héros » un cinquième spectacle de haute volée avec un mapping encore plus époustouflant que les précédents. Nous ne dévoilerons pas l’intrigue digne des drames et du suspense car elle vaut le détour. Une pièce cinématographique grâce au mapping qui fait traverser les années et les différents lieux où se déroulent l’action, avec le casting projeté sur la façade de Château Montus avec le nom de tous les participants ; acteurs, figurants, techniciens sons et lumières, musique, costumes, maquillage, accessoiriste, producteurs…
Un spectacle complet et prenant
Le duo Spiesser-Garcès présente une scène en trois parties, une qui s’avance telle une proue vers le public, une classique devant la façade et l’autre en coin au milieu des bottes de paille. De plus une calèche et des chevaux passent entre la scène et les spectateurs du premier rang. Du coup toutes les places ont été réagencées pour que les spectateurs ne perdent pas une miette du spectacle. Un spectacle complet avec duels à l’épée, chants et danses bien intégrés de deux bohémiennes qui participent aussi à l’intrigue. Une intrigue et une musique originale qui tiennent les spectateurs en haleine avec divers rebondissements jusqu’à la fin du spectacle. Frédéric Garcès a imaginé un jeune noble de province, complexé, mal dans sa peau et son être loin du héros d’Alexandre Dumas immortalisé par de nombreux films et pièces de théâtre. A son habitude l’auteur de « D’Artagnan, l’éveil d’un héros » visite les liens familiaux complexes, sur fond de jalousie, d’incompréhension, d’amour, de fierté, qui traversent toutes les générations. Mais aussi la lâcheté, la trahison, la vengeance, l’amour, la fidélité en amitié, le courage, l’honneur… Le tout dans une intrigue bien ficelée, où la force et le courage des femmes est mis en exergue à travers les personnages de Françoise de Montesquiou, qui se bat pour défendre l’héritage familial, de sa fille Jeanne De Batz, à la foi future nonne et escrimeuse émérite, qui pousse le jeune Charles Debatz de Castelmore à se révéler et à devenir l’héroïque et illustre d’Artagnan. Un d’Artagnan dont on ne sait rien de sa jeunesse qui a été imaginée par Frédéric Garcès dans un Manoir de Castelmore vétuste, rongé par la pauvreté après la mort du père et le départ de tous les enfants.
Du suspense, des comédiens inspirés et un spectacle son et lumière grandiose
Une intrigue captivante, du suspense et un spectacle son et lumière, porté par des comédiens inspirés, qui se déguste sans aucune modération.
Bruno Spiesser dans le rôle du Comte de Tréville, le vieil ami venu au secours de la veuve de son ancien compagnon d’armes et qui transfigure le jeune Charles de Batz, en futur Mousquetaire du Roi.
Frédéric Garcès, dans le rôle complètement imaginaire du sordide et vil de Géraud de Montalban au service du Cardinal Richelieu, méconnaissable avec la cicatrice qui lui barre la joue et son œil crevé dans un duel avec un des frères De Batz.
Hippolyte Jurado, convaincant en jeune Charles De Batz, gauche, mal dans sa peau, qui va se révéler et trouver sa voie au fil du spectacle.
Anaïs Casreran qui manie l’épée comme un homme, dans le rôle de Jeanne De Batz une novice qui s’échappe du couvent pour retrouver son frère Charles qui est en pleine dépression et qui être la sauveuse du manoir familial.
Monik Brianne, qui incarne Françoise de Montesquiou, abandonnée de tous ses enfants, qui est la garante des valeurs familiales.
Emma Spiesser et Dona Saadi qui chantent, dansent et jouent du violon et du tambourin en live.
Le trio Laurent Aranda (scénographie et lumière), Julien JeanJean (son), Médéric Grandet (vidéo) pour leur travail qui sublime le spectacle.
Jean-Jacques Lasserre

