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Pascal Claverie dresse le bilan de ses cent premiers jours à la tête de la ville

mercredi 8 juillet 2026, par rédaction

Quatre mois après son élection, Pascal Claverie a présenté ce mercredi un premier bilan de ses cent premiers jours à la tête de la municipalité tarbaise. Lors d’un point presse, le maire a voulu mettre en avant ses avancées concrètes, tout en affirmant sa volonté de maintenir un dialogue régulier avec les habitants pour leur faire connaître la dynamique de sa majorité.

Un début de mandat placé sous le signe du renouveau démocratique

Le maire a insisté sur la nécessité d’un « renouvellement démocratique » dans la gestion de la ville. Selon lui, la confiance accordée par les Tarbais ne doit pas se limiter à un vote tous les six ans : « La démocratie ne consiste pas à donner sa confiance une seule fois, puis à s’en désintéresser. Nous reviendrons régulièrement vers les Tarbais pour leur expliquer le mouvement que nous avons impulsé » .

Une volonté de transparence et d’écoute accrue, en phase avec la volonté de moderniser la gouvernance locale qui s’inscrit dans un contexte confronté à de nombreux enjeux. 

La sécurité, une priorité affirmée et traduite concrètement

L’un des premiers axes forts du mandat de Pascal Claverie a été la sécurité publique. Selon ses déclarations les retours des habitants indiquent que Tarbes est devenue plus sûre. Le maire souligne toutefois qu’il n’a pas jugé nécessaire d’augmenter de façon spectaculaire les effectifs de la police municipale, contrairement à certaines tendances nationalistes ou sécuritaires.

« Il n’était pas nécessaire de tripler les effectifs pour assurer la tranquillité », affirme-t-il. La stratégie mise en œuvre repose plutôt sur un redéploiement ciblé des forces de l’ordre dans les quartiers jugés sensibles comme la place de Verdun et le secteur de l’Arsenal. « Il ne s’agit pas d’opérations ponctuelles, mais d’une présence durable qui évoluera avec le temps », précise-t-il, insistant sur une politique de proximité et de prévention.

Ce choix semble refléter une volonté d’efficacité et de gestion pragmatique, en évitant la surenchère en matière de ressources humaines tout en maximisant l’impact de l’action policière.

La propreté urbaine : de la pédagogie à la répression

Autre priorité affichée par l’élu : l’amélioration de la propreté dans la ville. Pascal Claverie a rappelé que, selon lui, celui qui salit paie et nettoie.

 Si, jusqu’ici, aucune amende n’a été dressée pour des infractions telles que le jet de mégots ou les déjections canines, le ton a changé : la pédagogie doit céder la place à la répression.

« Les contrevenants s’exposeront désormais à une amende et s’ils refusent de payer, ils pourront venir nettoyer les trottoirs avec les agents municipaux pendant quatre heures », a-t-il indiqué, soulignant l’engagement de la majorité à faire respecter les règles et à responsabiliser chacun.

Ce changement de cap montre une volonté de durcir la politique de lutte contre les incivilités tout en espérant un changement durable dans les comportements.

Une réforme du dispositif « Parenthèses océanes » pour favoriser la valeur travail

Le maire a également annoncé une modification du dispositif « Parenthèses océanes », qui permettait jusqu’alors à des familles modestes ou retraitées de partir gratuitement à la plage. Désormais, seuls seront éligibles les familles en emploi avec de faibles revenus, ainsi que les retraités, dans une optique de promotion de la « valeur travail ».

Ce choix s’inscrit dans une logique d’incitation à l’emploi et à la responsabilité individuelle, en cohérence avec la volonté de recentrer les aides sociales sur ceux qui contribuent à l’économie locale. La mesure pourrait susciter des débats, certains pouvant y voir une restriction ou une forme de conditionnalité.

Les grands chantiers d’avenir : le quartier Bel Air

Enfin, Pascal Claverie a évoqué les projets structurants pour la ville en particulier la reconstruction du quartier Bel Air engagée sous l’ancienne majorité. Le maire a insisté sur la nécessité de sécuriser financièrement le projet, notamment face à l’inflation qui a entraîné une augmentation du coût des travaux.

«  Avec l’inflation, il manquait huit millions d’euros pour finir le chantier », explique-t-il. La municipalité a dû convaincre de nouveaux partenaires pour combler cette différence. La relance du projet semble désormais en bonne voie.

 « La maison du projet sera bientôt inaugurée, et nous avons reçu trois propositions pour la construction », indique-t-il.

Ce chantier, considéré comme stratégique pour le renouvellement urbain et la revitalisation économique, illustre la volonté du maire de faire de la reconstruction de ce secteur une priorité absolue.

Une mobilisation personnelle pour défendre les dossiers

Pour défendre ces grands dossiers, Pascal Claverie a indiqué multiplier ses démarches auprès des ministères à Paris, précisant qu’il le fait à ses propres frais : « L’avenir de Tarbes se joue là où se prennent les décisions. » Une déclaration qui souligne l’engagement personnel du maire dans la recherche de financements et de soutiens institutionnels.

Ce premier bilan montre un maire déterminé à concrétiser ses engagements, en privilégiant une approche pragmatique et participative. La volonté d’assurer la sécurité, de lutter contre l’incivisme, de soutenir l’emploi et de relancé des projets structurants témoigne d’une ambition claire : faire de Tarbes une ville plus sûre, plus propre, et plus dynamique. Reste à voir si ces mesures porteront leurs fruits dans les mois à venir.

Nicole Lafourcade