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Hautes‑Pyrénées : un inspecteur du permis suspendu après des soupçons de voyeurisme

lundi 15 juin 2026, par rédaction

Suspension d’un inspecteur du permis : des collègues filmées à leur insu

Un inspecteur du permis de conduire des Hautes‑Pyrénées fait l’objet d’une enquête pour des faits présumés de voyeurisme. L’affaire éclate à l’automne 2025 lorsque son épouse découvre, dans un bureau du domicile familial, plusieurs téléphones, tablettes et ordinateurs contenant des centaines d’images compromettantes. Les clichés montrent des collègues femmes, monitrices ou directrices d’auto‑écoles du secteur de Bagnères‑de‑Bigorre, photographiées ou filmées à leur insu . Certaines images sont de nature intime.

Les enquêteurs constatent également que l’homme avait récupéré des photos sur les profils Facebook de ses collègues et qu’il avait pris en photo les documents d’identité de candidates au permis. Les angles de prise de vue laissent penser qu’il dissimulait son téléphone dans la poche de sa chemise ou sous les tables lors de repas ou de pauses café avec ses collègues.

Alertée, la gendarmerie de Bagnères‑de‑Bigorre perquisitionne le domicile en octobre 2025 et saisit l’ensemble du matériel informatique . L’homme est placé en garde à vue puis relâché, les autorités estimant que sa suspension et la confiscation de ses appareils limitent les risques de récidive.

Au moins trois femmes ont porté plainte début décembre 2025 . L’inspecteur, âgé d’une cinquantaine d’années, a reconnu les faits devant l’une d’elles, affirmant « être malade » et devoir se faire soigner. Cette dernière précise qu’il n’avait jamais eu de gestes déplacés envers elle .

Suspendu depuis mi‑décembre 2025 par la préfecture , l’homme a vu sa suspension prolongée en avril 2026 pour quatre mois supplémentaires. Il risque désormais une sanction disciplinaire pouvant aller jusqu’à la radiation, le dossier relevant du ministère de l’Intérieur.

Les gendarmes poursuivent l’analyse des images pour identifier toutes les victimes potentielles. À ce stade, aucune vidéo de candidates au permis n’a été retrouvée. L’avocat du suspect n’a pas souhaité répondre aux sollicitations des journalistes.