Accueil > ACTUALITE TARBES ET GRAND TARBES > Violences sexuelles sur mineurs : à Tarbes, la procureure dément tout “point (…)
Violences sexuelles sur mineurs : à Tarbes, la procureure dément tout “point de blocage”
mercredi 10 juin 2026, par
L’émotion suscitée par l’affaire Lyhanna, cette fillette de 11 ans retrouvée morte dans le Gers, a conduit le gouvernement à demander un examen exhaustif des plaintes pour violences sexuelles sur mineurs dans chaque département. À Tarbes, cette opération est en cours depuis le début de la semaine, dans un calendrier particulièrement serré fixé par le ministère.
La procureure Sylvie Martins‑Guedes affirme que toutes les situations jugées prioritaires ont déjà été examinées. Aucun dossier urgent n’est aujourd’hui laissé de côté, même si plusieurs procédures attendent encore l’ouverture d’une enquête ou le retour des services d’investigation . Elle insiste : aucun “point de blocage” n’a été identifié dans le traitement des plaintes à Tarbes.
Le parquet rappelle que chaque plainte suit un circuit précis : enregistrement au bureau d’ordre, attribution d’un numéro dans le logiciel Cassiopée, puis orientation vers les services compétents . La priorisation reste essentielle. Une situation mettant en danger immédiat un enfant vivant avec l’agresseur présumé sera traitée avant des faits anciens révélés à l’âge adulte, explique la procureure en donnant un exemple concret.
Si la méthode de travail ne change pas, c’est le délai imposé qui met les équipes sous tension. Le parquet de Tarbes ne compte que cinq magistrats, soit deux de moins que la moyenne nationale, ce qui complique la gestion d’un tel volume de dossiers dans un laps de temps aussi court . À cela s’ajoutent des difficultés structurelles : absence de médecin légiste à temps plein, consultations limitées au jeudi, et nécessité pour les victimes de se rendre à Toulouse le reste de la semaine.
L’activité judiciaire, elle, ne faiblit pas. En une seule journée, dix-neuf gardes à vue ont été enregistrées pour des affaires allant des violences intrafamiliales aux cambriolages ou au trafic de stupéfiants. Les magistrats n’hésitent plus à emporter leurs dossiers le week‑end pour absorber la charge de travail.
Malgré ces contraintes, la procureure assure que le parquet reste mobilisé pour répondre aux exigences nationales tout en garantissant la protection des mineurs et la continuité de la justice.
