Accueil > FAITS DIVERS > Maubourguet : une nuit de terreur, 18 mois ferme pour un compagnon violent
Maubourguet : une nuit de terreur, 18 mois ferme pour un compagnon violent
vendredi 5 juin 2026, par
Les faits se déroulent vers quatre heures du matin, dans une maison de Maubourguet plongée dans le silence après des cris entendus par le voisinage. Lorsque les gendarmes frappent à la porte, seule la télévision reste allumée. Quelques secondes plus tard, une femme tenant un bébé surgit derrière eux, paniquée, répétant qu’elle craint pour sa vie .
Selon les éléments présentés à l’audience, son compagnon, chauffeur‑livreur et père de trois enfants, aurait passé la nuit à boire alors qu’il était censé être au travail. Une dispute éclate, alimentée par la jalousie et l’alcool. L’homme se serait alors mis à hurler, avant de frapper la tête de sa compagne contre un rebord de fenêtre et de la traîner dans plusieurs pièces du logement. Un ami présent tente d’intervenir, mais finit par appeler les secours, craignant que la situation ne dégénère davantage .
Le prévenu, absent au tribunal, affiche un casier judiciaire particulièrement lourd : vingt‑deux mentions, dont des conduites sous alcool, des délits routiers et déjà des violences conjugales envers la même victime. Bien que le couple ait officiellement annoncé une séparation, l’homme n’avait en réalité jamais quitté le domicile familial.
Lors de l’audience, la situation des enfants a été au centre des préoccupations. L’avocate chargée de défendre leurs intérêts a rappelé l’impact durable de telles scènes sur leur développement, évoquant des mineurs « plongés au cœur de cet enfer ». La procureure a estimé que « tous les voyants sont au rouge » et a saisi l’Aide sociale à l’enfance.
Le tribunal a finalement condamné l’homme à 18 mois de prison ferme, assortis d’un mandat d’arrêt. La juge a également révoqué un précédent sursis et retiré l’exercice de l’autorité parentale au père de famille, au regard de la gravité des faits et de leur caractère répété.
