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Stado TPR : Hans Grobler et Johan Paulet aux commandes
vendredi 22 mai 2026, par
Le Stado-TPR va pouvoir se lancer enfin à la course au recrutement avec la nomination de ses entraîneurs Hans Grobler (avants) et Johan Paulet (trois-quarts). L’ancien talonneur sud-africain qui a passé trois saisons au TPR (2013-2016) s’est reconverti comme entraîneur des avants en Alsace après avoir porté les couleurs de Strasbourg en Fédérale 1 avant de migrer en Bigorre. Dernièrement il entraînait Metz et Illkirch qui évoluent en Fédérale 3. Une expérience qui sera très utile pour appréhender ce niveau de compétition inconnu du club Doyen. Johan Paulet qui a fait toute sa carrière de joueur à Tarbes et qui a entrainé les jeunes et l’équipe Pro, est le garant de l’identité tarbaise. Il a entrainé et joué avec toutes les catégories d’âges qu’il peut convaincre de vivre une nouvelle histoire avec l’ambition de ramener Tarbes en Nationale.
Place au recrutement
A présent que les entraîneurs sont choisis, que le déficit est réglé depuis plusieurs semaines déjà et que le futur budget est en passe d’être finalisé entre 500 et 600 000 euros, les joueurs vont pouvoir se prononcer. La nouvelle équipe Patrice Laffont, Philippe Mansieux et Dries Van Heerden n’a pas arrêté de contacter des joueurs mais sans la certitude d’évoluer en Fédérale 1 plutôt qu’en Fédérale 3, beaucoup se sont engagés ailleurs. Maintenant que les entraineurs sont nommés, que le budget, qui est assez conséquent pour la Division, est connu, les joueurs contactés pourront se décider en connaissance de cause. Déjà deux anciens tarbais, le trois-quarts Hugo Croquet (2007-2018 et 2020-2022) et le seconde ligne sud-africain Pierre Greyling (2017) ont donné leur accord comme une vingtaine d’autres, confirme le co-président Patrice Laffont. Des joueurs qui devraient s’engager ces prochains jours et dont les noms seront communiqués en suivant. « On a démarré le recrutement depuis seulement une semaine dix jours, parce qu’on espérait être sauvé, vous le savez très bien en Fédérale 1. » Le couperet est tombé lors de la visite du Président de la FFR dans le cadre du match international France-Ecosse le samedi 2 mai. « On n’a pas été sauvé donc on est parti sur de la Fédérale 3. Entre la Fédérale 3 et la Fédérale 1, il y a beaucoup de différence. On aurait peut-être pu garder plus de joueurs que ce soit en première ou chez les Espoirs. Ce n’est pas le cas et c’est pour ça qu’on a démarré tard le recrutement. » explique Patrice Laffont.
Créer un groupe et un état d’esprit
Un recrutement basé prioritairement sur des joueurs issus de la formation tarbaise qui ont la volonté de redorer le blason de leur club de cœur. Le but est de recréer une identité tarbaise, comme avaient su le faire les Auscitains qui étaient repartis de plus bas et qui sont aujourd’hui en Nationale 2. La tâche est énorme et dirigeants et entraineurs font chauffer leurs téléphones pour trouver a minima une soixantaine de joueurs pour former une équipe fanion et une équipe Réserve. Le défi est immense à relever, car il faut trouver créer un état d’esprit de Groupe pour affronter des équipes qui se battent pour leur « village » et qui vont se défoncer pour battre Tarbes avec un public surchauffé à blanc à ras des talanquères. La Fédérale 3, c’est un autre monde, celui des bourgs et des villages, où les supporters font bloc autour de leur équipe avant, pendant et après les rencontres. C’est aussi un autre monde sur le plan sportif avec des règles spécifiques en mêlée avec poussée limitée à 1,50 m et sur les placages obligatoirement à hauteur de ceinture et aux jambes avec interdiction de plaquer à deux ou de faire une cuillère. Les percussions sont interdites dans les rucks avec obligation de liaison avec un coéquipier. Toute une adaptation à refaire pour des joueurs, même chez les jeunes, qui n’ont jamais joué à ce niveau et qui viennent de Divisions supérieures.
JJ Lasserre
