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Le Monocle pris pour cible : des accusations sordides taguées sur les façades
lundi 11 mai 2026, par
La stupeur était totale dimanche matin pour Matthew Bayliss et Cassandra Potier, les gérants de la brasserie Le Monocle, située entre la rue Bertrand‑Barère et la rue Georges‑Lassalle. En arrivant pour préparer le service du midi, ils ont découvert sur les façades de leur établissement plusieurs inscriptions d’une extrême violence, mêlant accusations sordides et faute d’orthographe criante. Des mots destinés à salir, à blesser, et à jeter le doute sur leur réputation comme sur celle de leurs salariés.
Les dégâts ne s’arrêtaient pas là : la terrasse avait été retournée, les jardinières renversées, et l’une des lettres du nom du restaurant avait été arrachée. Un ensemble de dégradations qui témoigne d’une volonté manifeste de nuire. Pour Cassandra Potier, l’acte est « révoltant » et d’une lâcheté affligeante. Elle a immédiatement alerté la mairie et s’apprêtait à déposer plainte au commissariat.
Son compagnon, encore convalescent après une longue hospitalisation, s’est retrouvé à nettoyer les insultes dès l’aube, aidé par des amis et des commerçants voisins. Entre colère et incompréhension, il juge les propos « hyperdiscriminants » et reste convaincu que l’auteur sera identifié.
Le couple ne parvient pas à comprendre qui pourrait être visé par ce message haineux, ni ce qui a motivé une telle attaque. Matthew Bayliss évoque la possibilité d’une jalousie mal placée : « On vient d’ouvrir notre terrasse, on travaille très bien, on est complet tous les jours ». Une réussite qui pourrait avoir attisé des rancœurs.
En attendant l’enquête, les gérants veulent avant tout tourner la page et réaffirmer la sérénité de leur établissement, tout en refusant de laisser la calomnie s’installer.
