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DNC : l’État dévoile le coût et le bilan de quatre mois de gestion de crise
mardi 21 avril 2026, par
Quatre mois après la découverte de l’unique foyer de dermatose nodulaire contagieuse dans le département — foyer qui avait conduit à l’abattage de 19 bovins — les dernières opérations de nettoyage ont permis de retirer les dépôts de déchets, majoritairement d’origine agricole. Ces opérations ont été menées efficacement par les gestionnaires de voirie, avec une participation ponctuelle d’organisations professionnelles agricoles .
Des échanges sont en cours entre l’État et les gestionnaires de voirie concernant l’indemnisation des prestations externes, notamment pour le traitement des déchets.
Dans ce contexte, l’État rappelle les moyens mobilisés aux côtés des collectivités et au bénéfice de la profession agricole.
1. Coût global des opérations engagées
Depuis le début de la crise, la mobilisation conjointe des services de l’État, des collectivités territoriales, des acteurs agricoles et des professionnels concernés a permis de mettre en œuvre des mesures adaptées à la situation sanitaire.
Au plus fort de la crise, en décembre 2025, l’objectif était également de rétablir l’accès à l’autoroute et de maintenir une circulation fluide dans les vallées durant les congés de fin d’année.
Au total, près de 3,2 M€ ont été engagés par l’État dans les Hautes‑Pyrénées pour contenir la maladie et limiter ses impacts économiques et sanitaires .
Répartition des dépenses :
• 23 k€ pour les analyses des suspicions de foyers ;
• 1,727 M€ pour le fonds d’urgence DNC et diverses indemnisations ;
• 1,238 M€ pour les opérations de vaccination ;
• 131 k€ pour l’acquisition des doses vaccinales ;
• 130 k€ pour l’enlèvement des déchets sur le domaine public de l’État (RN21 et cité administrative Reffye à Tarbes).
Cette réponse rapide a permis de protéger la quasi‑totalité du cheptel bovin du département, soit plus de 89 900 animaux. Les vaccinations des veaux se poursuivent et restent prises en charge par l’État.
2. Situation sanitaire dans les Hautes‑Pyrénées et la zone Sud‑Ouest
La situation est aujourd’hui stabilisée. Aucun nouveau foyer n’a été détecté en France depuis le 2 janvier 2026, ni en Espagne depuis le 28 janvier 2026 (province de Huesca) .
Le dernier foyer espagnol avait conduit à la mise en place d’une zone réglementée incluant 26 communes des Hautes‑Pyrénées, désormais en zone de surveillance depuis le 28 janvier 2026.
Le reste du département est classé en zone vaccinale de type II, où des foyers avaient été détectés.
Le Sud‑Ouest est globalement en zone vaccinale de type I, zone de vaccination préventive sans foyer déclaré.
Règles de mouvements des animaux
Les animaux valablement vaccinés peuvent circuler librement (vaccination datant de plus de 28 jours ou immunité maternelle).
L’entrée d’animaux provenant de zones indemnes est autorisée sous réserve de vaccination à l’arrivée.
Les mouvements entre zones de statuts différents nécessitent une autorisation, une visite vétérinaire et un laissez‑passer sanitaire.
Depuis le 10 avril 2026, toutes les communes de la zone sont éligibles à l’exportation vers l’Espagne et l’Italie, sauf les 26 communes en zone de surveillance.

