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Stado-TPR : Démission de Michel Ridou avant une rencontre décisive à la Mairie
dimanche 19 avril 2026, par
Après un Comité Directeur houleux de l’Association Stado-TPR ce vendredi soir, le Président Michel Ridou envoyait sa démission le lendemain samedi. Vendredi matin Michel Ridou, qui préparait les comptes pour les présenter ce lundi au Maire, était confiant car le déficit était inférieur aux 280 000 euros qu’il avait annoncé à la Mairie. Vendredi matin le Président avait fermement balayé les rumeurs d’un déficit beaucoup plus important. Il se préparait en toute sérénité à rencontrer ce lundi, en présence des membres du Comité Directeur, le nouveau Maire Pascal Claverie. Des dissensions sont apparues au sein du Comité Directeur lors de la réunion de vendredi pour préparer le rendez-vous à la Mairie. Un rendez-vous crucial puisqu’il dépend de la survie du Stado-TPR et de son identité sportive.
Un déficit de 280 000 euros à combler en urgence
L’Association à la suite du Dépôt de Bilan de la SASP LT65 s’est retrouvée avec 280 000 euros de charges indues. « Depuis début mars jusqu’au mois de juin on a des charges qu’on n’avait pas parce qu’elles étaient payées par la SASP » expliquait le Président. « Entre les charges administratives et le fonctionnement du Centre de Formation, au lieu d’avoir un solde positif de 20 000 euros, s’il n’y avait pas eu le dépôt de bilan, on se retrouve à moins 280 000 euros. » Michel Ridou précisait : « Ce déficit devait être comblé par rapport aux promesses qui nous avaient été faites par certains candidats et par deux gros partenaires. » Cependant le résultat des élections a rebattu les cartes avec l’élimination de trois des plus chauds soutiens du club. Le Président confiait : « J’ai rencontré le Maire Pascal Claverie et je lui ai fait part du déficit de 280 000 euros et je lui ai expliqué pourquoi. Le soir je lui ai fait un mail en lui expliquant les conséquences que ça avait. C’est-à-dire la perte du club si on ne bouchait pas le trou avant la fin de la saison. » En cas de déficit de l’Association celle-ci est dissoute et le club doit changer de nom et repartir au plus bas niveau de Régionale.
Incapacité de monter un budget en l’absence de garanties municipales
Michel Ridou expliquait les raisons pour lesquelles le club n’avait pas répondu dans les délais à la FFR qui du coup a relégué le club en Régionale. « Je ne pouvais pas répondre dans les délais impartis parce que je n’avais rien à présenter. Il fallait que je sache ce que la Mairie allait faire ou ne pas faire. Dès que j’ai rencontré le Maire j’ai fait un courrier à la Fédé mais je n’ai pas pu présenter un budget parce que je ne pouvais pas donner de chiffres. » Sans savoir comment combler le déficit de 280 000 euros le Président était bloqué. « On avait deux jours de retard, le problème c’est qu’on n’avait rien à proposer. La Fédé voulait des garanties. Elle voulait un engagement écrit de la Mairie et des partenaires. » Le club était dans l’incapacité de présenter un budget prévisionnel avant l’élection du Maire, puisque que la Municipalité peut désormais verser directement des subventions à l’Association. Sachant que sur un budget de 1,2 ME la subvention municipale de 300 000 euros de la saison en cours à l’Association représenterait un quart du budget prévisionnel. Le Maire qui a été élu le lundi 23 mars et intronisé le vendredi 27 mars a rencontré Michel Ridou le mardi 1er avril, après le délai du 30 mars fixé par la FFR.
Le nom de la discorde
La Mairie estimait que ce n’était pas à elle mais aux partenaires de combler les 280 000 euros de déficit de l’Association. Surtout lorsque Michel Ridou a informé la Municipalité que Bruno Larroux ferait partie du futur Comité Directeur. L’ancien bras droit d’Antoine Nunes puis de Lionel Terré était Membre du Conseil d’Administration de la SASP LT65 qui a déposé le bilan en février avec un déficit de 640 000 euros. L’un des autres torts du Voyagiste, était d’avoir été élu sur la liste de Gérard Trémège et d’avoir été le colistier de Michel Garnier aux dernières Municipales. Ses relations privilégiées avec les deux derniers Présidents Mécènes permettaient un retour des deux plus gros sponsors du club depuis 2013. Ceux-ci devaient participer au futur budget pour jouer au mieux en Nationale 2 et au pire en Fédérale 1. Sans une participation de la Mairie les chefs d’entreprises ont refusé de s’engager pour combler le déficit dont dépend la survie du club.
Vers une solution apaisée
Notre article « Le Stado-TPR victime collatérale des Municipales » avait fait bouger les choses. Le nouveau Maire Pascal Claverie avait accepté de rencontrer ce lundi le Président et une Délégation du Comité Directeur du Stado-TPR pour éclaircir la situation. De son côté Bruno Larroux nous a fait savoir qu’il ne ferait pas partie du futur Comité Directeur si c’était la condition sine qua none pour sauver le club d’une mort certaine. La démission de Michel Ridou, chargé de tous les maux par ses détracteurs, pourrait aussi apaiser les tensions avec la nouvelle Municipalité. Pierre Lagonelle qui est pleinement conscient de la situation veut éviter la disparition du Doyen de Bigorre. Reste à savoir la position des deux anciens Présidents Lionel Terré et Antoine Nunes, qui ont prouvé à coups de millions d’euros leur attachement au club. Personne n’a envie de voir et surtout de porter la responsabilité de mort du Stado-TPR pour quelques milliers d’euros en se partageant à parts égales le déficit de 280 000 euros. La situation presse car le club doit apurer son déficit et présenter un dossier avant le 29 avril au CNOSF pour éviter la relégation en régionale et la perte de son nom historique. L’important est de trouver une solution pour combler le déficit de 280 000 euros avant le recours qui n’a aucune chance d’aboutir si le bilan de la saison 2025-2026 n’est pas équilibré. Une fois ce déficit comblé il faudra présenter un budget de l’ordre de 300 000 euros pour jouer en Fédérale 3.
Jean-Jacques Lasserre

