Accueil > ACTUALITE TARBES ET GRAND TARBES > Séméac : le maire rétablit la vérité sur la gestion financière et les grands (…)

Séméac : le maire rétablit la vérité sur la gestion financière et les grands projets communaux

vendredi 6 mars 2026, par rédaction

Philippe Baubay, maire sortant de Séméac, a pris la parole devant la presse pour clarifier certains points concernant le projet de la Nouvelle Maison de Santé et les finances de la commune

D’un brin coléreux il a réagi aux déclarations de M. Évon et Mme Brun, élus de l’opposition. « M. Évon affirme que la Nouvelle Maison de Santé a toujours été soutenue par l’opposition, mais lorsqu’on s’abstient lors du vote, cela ne constitue pas un soutien. Une abstention, pour moi, c’est un non. » Selon lui, les projets structurants pour la commune ne se défendent pas à moitié. « On vote pour ou contre, on ne s’abstient pas. Or, eux ne l’ont pas voté, ils se sont abstenus, ce qui montre qu’ils ne soutiennent pas le projet. »

Concernant le coût, M. Évon évoque un montant de 2750 euros par mètre carré, qu’il qualifie d’excessif. Le maire a répondu en précisant avoir consulté un cabinet de maîtrise d’œuvre pour comparer ces coûts : « J’ai demandé si nos chiffres étaient dans les ordres de grandeur habituels. »

Philippe Baubay prend en exemple :  à Pau, une maison de santé pluridisciplinaire de 1200 mètres carrés a été inaugurée la semaine dernière pour un montant de 3,4 millions d’euros, soit environ 2833 euros par mètre carré. « À Séméac, notre projet se situe dans cette fourchette. Nous avons des majorations dues à des équipements spécifiques : ascenseur, mise aux normes pour l’accessibilité PMR, panneaux photovoltaïques permettant à la structure de s’auto-alimenter. »

Pour lui, ce bâtiment ne se limite pas à une simple structure administrative. « C’est un local professionnel répondant à des normes médicales et techniques exigeantes, conçu pour durer. Nous voulions qu’il soit attractif pour les professionnels de santé et pratique pour les patients. Impossible de faire n’importe quoi. »

Il a également rappelé que, lors du début du mandat une solution précipitée aurait été contre-productive. « Si nous avions écouté l’opposition, nous aurions construit des structures provisoires ou acheté un terrain en cours d’expropriation pour y bâtir un bâtiment à la hâte. Ce n’est pas ainsi qu’on attire les médecins. »

Selon lui, un projet global, réfléchi et cohérent est indispensable. « C’est ce que nous avons fait avec l’espace Jules Soulé, qui constitue un levier d’attractivité et de maintien des professionnels de santé, et qui a été déterminant pour l’accueil de nouveaux médecins. Faire moins cher n’est pas une option si l’on veut garantir la qualité et la pérennité du bâtiment. »

.Concernant le budget Il a dénoncé l’affirmation selon laquelle le budget ne serait pas équilibré. « C’est une erreur, une tromperie. Je me demande ce que font certains en conseil municipal  », a-t-il lancé.

 

Le coût du projet, rappelé par ses détracteurs, s’élève à 1,3 million d’euros. La majorité a obtenu 500 000 euros de subventions, le reste étant financé par un emprunt. « En seulement six mois, nous sommes déjà en suréquilibre, puisque les loyers perçus couvrent l’emprunt », a-t-il souligné, dénonçant des discours n’ayant aucun fondement.

Concernant le pôle santé, il a précisé que celui-ci comporte huit loyers : quatre cabinets médicaux occupés par autant de médecins généralistes, deux autres par la maison médicale de garde, un cabinet paramédical tenu par une psychomotricienne, ainsi qu’un local occupé par trois infirmières.

Le maire a également rappelé son engagement pris en 2020, lors de son élection, lorsque la commune comptait seulement trois médecins. « Je voulais revenir à au moins cinq médecins sur la commune, et aujourd’hui, nous en avons cinq, dont quatre sur le pôle santé », a-t-il affirmé.

Il a réfuté l’idée selon laquelle les jeunes médecins préfèreraient être salariés plutôt que libéraux. « Une étude récente montre que plus de la moitié des jeunes médecins préfèrent exercer en libéral. »

Concernant le label Maison de Santé, il a précisé avoir voulu obtenir cette reconnaissance pour bénéficier de subventions supplémentaires. « C’est aussi un gage de qualité et de médecine coordonnée. »

Le maire a expliqué avoir également fait venir la maison médicale de garde, qui fonctionne en soirée, la nuit, et le week-end, offrant ainsi un service supplémentaire à la population tout en générant des loyers. « Ces moyens, nous nous les sommes donnés sans que cela ne coûte plus cher », a-t-il conclu, appelant à un débat constructif basé sur des idées plutôt que sur des critiques infondées.

Lafuture résidence d’autonomie : un projet de près de 12 millions d’euros, en déploiement progressif

Le maire de Séméac a également évoqué la future résidence d’autonomie, un projet ambitieux estimé à près de 12 millions d’euros. « Ce n’est pas un projet qui se réalise en un claquement de doigts  », a-t-il souligné.

Le permis de construire a été déposé et est désormais purgé de tous recours, ce qui constitue une étape essentielle pour la concrétisation du projet. « Il ne s’agit pas d’un simple cabanon de jardin. Avec 77 logements, il est important d’avoir fait toutes les études nécessaires et d’avoir sécurisé le dossier  », a précisé l’élu.

Il a également rappelé que ce type de projet nécessite du temps : « Tout cela a pris beaucoup de patience, notamment pour purger les recours et faire avancer les études. »

Le maire a évoqué les défis liés à l’augmentation du coût des matériaux et à la hausse des taux d’intérêt, ont obligé le porteur privé à revoir le plan de financement initial. Enfin, il a annoncé que le premier coup de pelle pourrait intervenir à la fin du printemps, pour une durée de travaux estimée à 18 mois.

Pour conclure il a rappelé que l’opposition s’était également abstenue lors du vote concernant le projet Léo Lagrange.

Nicole Lafourcade