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Tarbes : Michel Garnier dévoile son plan d’urgence pour sauver le sport local
vendredi 27 février 2026, par
Dans un discours marqué par la détermination, Michel Garnier tête de liste de « Tarbes naturellement » et candidat à la mairie a tiré la sonnette d’alarme sur la situation critique du Stade Tarbes Pyrénées (STP/TPR). La menace imminente de dépôt de bilan de la SASP, la structure professionnelle du club, pourrait plonger la ville dans une période d’incertitude profonde, la fragilisant davantage face à ses grands symboles sportifs.
Le rugby en danger, mais pas seulement : « Le club de rugby, un véritable emblème du rugby tarbais, est en danger », a déclaré Garnier. Il a souligné l’importance historique et identitaire de cette institution, tout en exprimant sa profonde inquiétude, sa déception et sa colère légitime face à cette crise. Il a aussi adressé une pensée particulière aux joueurs de l’équipe première ainsi qu’à leur staff, actuellement plongés dans le désarroi. « Face à cette difficulté, il ne faut pas baisser les bras. Je ne baisserai pas les bras. Nous ferons tout pour sauver ce club », a affirmé le candidat, insistant sur la nécessité de gérer cette crise avec détermination. Pour lui, une crise ne se limite pas à la critique, elle se résout par l’action. Il s’est engagé à faire face avec force et transparence. Il a rappelé que le départ d’un président mécène avait fragilisé le modèle économique du club, tout en rendant hommage aux présidents qui se sont succédé depuis les années 2000 : Jacques Tarrène, Jean-Pierre Davant, Antoine Nunès, Lionel Terré. « La municipalité a toujours apporté son soutien via des subventions, la mise à disposition d’équipements et un accompagnement constant de l’association et de l’école de rugby. Cependant, la ville ne peut remplacer un actionnaire privé ». a-t-il précisé. L’enjeu est désormais clair : il faut reconstruire. La disparition de la SASP ne signifierait pas la fin du club, puisque l’association pourrait continuer à fonctionner. « Si je suis élu, je réunirai immédiatement tous les acteurs prêts à s’engager », promet-il. Deux grands partenaires, déjà disposés à prendre leurs responsabilités, se sont manifestés, témoignant de leur confiance dans le projet et dans la capacité du futur maire à tenir ses engagements. L’objectif est de bâtir un projet structuré, réaliste et durable, basé sur la transparence et la rigueur, principes fondamentaux dans le sport de haut niveau. La ville se concentrera sur ses compétences légitimes : la formation, l’école de rugby, l’entretien et la modernisation des infrastructures, notamment celles de Trélut. Des aménagements seront réalisés pour accueillir les partenaires dans des espaces adaptés, car un club professionnel a besoin d’outils solides pour assurer sa pérennité.
Le sport féminin et autre discipline : Il a également évoqué la situation du basket féminin, notamment la disparition du TGB. Il a assuré que la ville accompagnera avec ambition le nouveau club, et a annoncé que la réfection du Palais des Sports fait partie de ses priorités, afin de moderniser les infrastructures et renforcer la pratique locale. Pour lui, le débat sportif à Tarbes ne doit pas se limiter au rugby ou au basket. La richesse de l’offre sportive repose aussi sur d’autres disciplines : le basket masculin avec l’Union, le football avec le TPF, l’escrime, le judo, ou encore les Petits As. Ces clubs, porteurs de valeurs, incarnent l’unité et la vitalité de la ville, et contribuent à son rayonnement.
Le sport comme vecteur de valeurs et d’inclusion :« Le sport, c’est aussi un vecteur de respect », insiste Garnier. La ville compte près de 150 associations sportives, qui transmettent des valeurs fondamentales : respect, collectif, effort. Ces acteurs, souvent bénévoles, méritent un soutien accru, dans l’aide financière comme dans la modernisation des équipements. Garnier a annoncé la poursuite de ce soutien, notamment via la rénovation du Palais des Sports, l’amélioration des installations de Trélut ou encore la plaine de jeux de Valmy. Il a également évoqué le plan ‘’10 minutes pour bouger’’ visant à faciliter l’accès aux équipements sportifs pour tous, afin de promouvoir une activité physique régulière, bénéfique à la santé physique et mentale. La continuité du travail dans les écoles sur ce sujet fait aussi partie de ses priorités.
Selon lui, le sport est un véritable outil de santé publique, d’éducation, d’inclusion. Il crée du lien, structure la ville, et enseigne la persévérance et la solidarité. Pour Garnier, il ne faut pas opposer sport professionnel et amateur : leur développement doit être organisé de concert.
Une approche responsable pour l’avenir : à trois semaines des élections, il dénonce ceux qui cherchent à faire porter la responsabilité de la crise sportive à la seule municipalité, alors que la gestion du sport professionnel repose aussi sur des acteurs privés. « La ville accompagne, elle ne remplace pas une gouvernance privée. Elle peut structurer l’écosystème sportif local, et c’est ce que nous proposons », a-t-il affirmé.
En conclusion, Michel Garnier réaffirme sa volonté de porter des solutions concrètes, en toute transparence, pour préserver et faire grandir le sport à Tarbes, dans une logique d’unité et de responsabilité. Son engagement reste clair : voir loin, agir maintenant, et soutenir toutes les disciplines pour le rayonnement de la ville.
Nicole Lafourcade
