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Tarbes : Pascal Claverie dévoile sa stratégie pour un centre-ville réinventé

lundi 9 février 2026, par rédaction

Pascal Claverie, tête de liste de « Tarbes la Force d’Agir », a tenu une conférence de presse ce samedi au niveau du 62 de la rue Maréchal Foch, ‘’ l’îlot Foch’’, ou il a abordé sept points.

 

Une nouvelle ambition pour la politique commerciale de Tarbes

 

Le candidat entend faire évoluer la stratégie commerciale de la ville en lui donnant une nouvelle dimension. Actuellement la ville consacre environ 130 000 euros par an à l’animation commerciale un budget qu’il juge insuffisant.

 

« Nous allons tripler ce budget et créer un service municipal dédié au commerce, renforcé en moyens humains et financiers, afin de répondre aux enjeux actuels  », a-t-il annoncé.

 

L’objectif est de faire de Tarbes une ville qui crée l’événement, avec des animations permanentes et des temps forts, visibles et accessibles à tous. Le programme sera pensé pour attirer les familles, les actifs et les seniors, afin de faire du centre-ville un lieu de vie dynamique où l’on a envie de venir souvent, pas seulement par obligation mais par plaisir.

 

Une volonté affirmée de dynamiser le commerce tarbais

 

Pascal Claverie rappelle avoir déjà évoqué cette idée lors de sa réunion publique à la mairie, le 11 décembre dernier. Depuis 2020, avec son collègue et ami Philippe Lasterle, il avait proposé la création d’une foncière commerciale pour soutenir le tissu commercial local. Cependant, cette proposition avait été rejetée à l’époque.

 

Aujourd’hui, il se dit heureux de voir que plusieurs candidats avancent désormais cette idée, ce qui, selon lui, valide la pertinence de cette démarche. La ville prévoit d’utiliser pleinement le droit de préemption commerciale, de racheter des cellules vides, et de rénover des locaux afin d’offrir des loyers accessibles aux commerçants.

 

« Pourquoi ? », s’interroge-t-il. « Parce qu’à Tarbes, le loyer moyen pour un commerce est de 175 euros par mètre carré, contre seulement 125 euros dans d’autres villes. C’est un frein à l’installation et au développement de nos commerces. »

 

Transformation de l’îlot Foch et création de la Place d’Espagne :

 

Depuis plus de 20 ans, l’îlot situé entre le 58 et le 62 rue Maréchal-Foch est fermé. Cet espace, au cœur du centre-ville, constitue un obstacle pour le parcours client, créant une rupture dans la dynamique commerciale et piétonne de la rue. La zone est aujourd’hui inanimée, avec des immeubles dégradés dont la restauration n’est plus envisageable.

 

Pour remédier à cette situation, le maire annonce son intention d’utiliser la déclaration d’utilité publique, une démarche déjà adoptée par d’autres villes, afin de transformer ce secteur. L’objectif est de créer la nouvelle « Place d’Espagne », un espace végétalisé, convivial, avec des terrasses, un lieu de rencontre et de vie.

 

Cette nouvelle place doit revitaliser cette entrée majeure du centre-ville, en proposant un lieu chaleureux, adapté aux familles, favorisant les terrasses, les animations et la convivialité, à l’image de la Place Saint-Jean. La transformation vise à faire de cet espace un véritable poumon urbain, un lieu de vie et de partage, capable de redonner vie à ce secteur clé de Tarbes.

 

Projet de transformation de la Place Marcadieu : 

 

Aujourd’hui, la Place Marcadieu est entièrement minéralisée une véritable mer de bitume qui ne favorise pas la convivialité. Elle doit évoluer pour devenir un lieu où l’on souhaite rester, un espace de vie plutôt qu’un passage obligé.

 

Pour cela, le candidat annonce la création d’un parking souterrain. Contrairement à certains candidats qui proposent de situer un parking éloigné, au bord de l’Adour, la ville privilégiera une solution plus proche du centre historique. Le futur parking sera construit sous la place verdoyante, espace dédié notamment au marché, afin de concilier stationnement et qualité de cadre de vie.

 

Le stationnement : un levier pour dynamiser le commerce et la ville

 

Le stationnement gratuit n’est pas un privilège, mais un véritable outil économique pour faire vivre le commerce local et organiser la rotation des places. Il explique qu’il ne souhaite pas offrir trois heures de stationnement à des promeneurs pour paralyser la ville ou occuper toutes les places disponibles.

 

« Quand un client vient acheter au centre-ville, il contribue à faire vivre le commerce, bénéficie d’un stationnement offert, et surtout, il libère une place en surface », souligne-t-il.

 

Ce cercle vertueux favorise l’attractivité : plus de clients, une rotation plus rapide, davantage de places libres, et un commerce plus fréquenté. À l’inverse, un stationnement trop cher ou trop long peut décourager ou bloquer la ville.

 

C’est pourquoi il prévoit d’instaurer une heure gratuite dans l’hypercentre, ainsi que deux heures offertes dans les parkings Verdun, Roubaix et Marcadieu. Le commerçant pourra ainsi remettre à ses clients un ticket gratuit pour deux heures, afin de les encourager à revenir faire leurs achats.

 

Ce dispositif doit générer un cercle vertueux : le client revient, le commerçant fidélise, et les places en surface se libèrent, permettant à la ville de rester dynamique et accessible.

 

Un centre-ville réenchanté, vecteur de lien social

 

Le prétendant à la mairie de Tarbes souligne que le centre-ville doit être un lieu « réenchanté », plutôt qu’un espace enfermé dans un centre commercial. Ce n’est pas seulement un lieu de consommation, mais un espace où la vie collective s’épanouit. « Flâner, s’asseoir en terrasse, laisser les enfants jouer sur une place végétalisée, croiser ses voisins, revenir le week-end… Rien de tout cela n’existe dans un centre commercial fermé », affirme-t-il.

 

Pour lui, le centre-ville doit créer du lien social, soutenir les commerçants indépendants, et renforcer l’identité de la ville. C’est cet esprit de convivialité et de proximité qui doit redevenir la clé de la vie urbaine.

 

 

Amélioration du taux de vacance commerciale :

 

« Le taux de vacance commerciale est passé de 26 % en 2020 à 15,2 % à mon départ. Autrement dit, lorsque je suis arrivé, environ 110 commerces étaient fermés ; quand je suis parti, il n’en restait plus que 60 ».

 

Depuis huit mois, cette politique de dynamisation a été abandonnée. Malheureusement, les fermetures se multiplient, souvent pour laisser place à des enseignes comme les kebabs.

 

« Je refuse de considérer cette situation comme une fatalité. Je crois qu’il est encore possible de redonner vie à notre centre-ville en soutenant les commerces locaux et en favorisant une véritable dynamique commerciale ».

 

 

« Le stationnement gratuit n’est pas un cadeau, mais une récompense. Une récompense pour celles et ceux qui font vivre notre centre-ville, qui y viennent pour travailler, consommer, échanger. À Tarbes, on ne s’enferme pas dans un centre commercial : on vit la ville. Je souhaite un centre-ville dynamique, où les commerces rouvrent, où les emplois locaux se multiplient, et où la fierté de notre ville se renforce chaque jour.

C’est mon engagement, c’est l’avenir que je veux construire avec vous », a conclu le candidat.

 

Nicole Lafourcade