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Retour sur Tarbes-Suresnes

lundi 12 janvier 2026, par rédaction

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Déception, frustration et colère…

Au-delà d’une immense déception et de l’abattement, c’est la frustration et la colère dans les rangs bigourdans qui prédominent. Des sentiments légitimes et justifiés quand on perd un match pour la survie de trois points après avoir tout donné et surtout dominé leur adversaire en termes de possession et d’occupation pendant la majorité de la rencontre et notamment pratiquement pendant toute la première mi-temps. Des Tarbais qui ont beaucoup plus joué et porté le ballon que les Suresnois qui ont mis les barbelés en défense et qui ont beaucoup plus défendu sur leur ligne que les Tarbais. Suresnes, à part sur un ou deux ballons portés et dans les arrêts de jeu de la première et de la seconde mi-temps, a plutôt subi. Un sentiment d’injustice rugbystique exacerbé par des faits d’arbitrage avec deux essais refusés (27ème et 53ème) dont au moins le premier était valable.

Faits d’arbitrage

Au-delà de ces deux essais refusés par le même arbitre de touche, on peut regretter que les mêmes fautes n’aient pas été arbitrées de la même façon selon qu’elles soient tarbaises ou suresnoises. Le plus flagrant est l’arbitrage sur les placages à retardement. Celui violent du troisième ligne centre Lachaise sur le jeune arrière Manchot, qui avait fait un arrêt de volée a été sanctionné d’une simple pénalité (65ème). Celui moins rude de Van de Ven, sur un joueur qui venait de dégager, a été sanctionné d’une pénalité assortie d’un carton jaune (70ème). Avec la pénalité logique au point de chute Chevallier passait les 3 points de la gagne (71ème). On peut aussi s’étonner de la pénalité pour hors-jeu sur dégagement (39ème) signalée par le même arbitre de touche qui a refusé les deux essais tarbais. Des Tarbais ont dû s’employer pendant les arrêts de jeu sur les deux mêlées à 5 mètres pour éviter un essai. Les mêmes situations de hors-jeu sur des coups de pied de dégagement ou d’occupation n’ont pas été sifflées contre Suresnes. Autre discrimination, la pénalité contre Peytavi pour avoir plongé sur un joueur au sol était justifiée (9ème). La même faute sur Toleafoa qui avait récupéré un ballon de contre au sol dans les 30 mètres de Suresnes face aux poteaux n’a pas été sifflée (55ème). Pire c’est Tarbes qui se faisait pénaliser dans le ruck !!! Enfin des fautes flagrantes non sifflées comme quand Millet se fait prendre dans un ruck par Bozic dans les 40 mètres de Suresnes (75ème), sans compter les hors-jeux en défense.

De l’envie, de la combativité mais des erreurs qui coûtent chers

Une fois de plus on ne peut rien reprocher au niveau de l’engagement, de l’état d’esprit et de la combativité aux joueurs même si ceux-ci, ont encore commis deux ou trois petites erreurs d’indiscipline dans des moments forts. Comme le plongeon de Peytavi sur un joueur au sol à 5 mètres de la ligne (9ème), le coup d’épaule de Van de Ven (70ème) qui coûte un carton jaune et la pénalité de la gagne au point de chute du ballon (71ème), alors que Tarbes venait de récupérer un ballon dans un ruck dans le camp de Suresnes. On peut aussi regretter des mauvais choix compte tenu des conditions climatiques exécrables, froid, pluie, grêle, terrain détrempé, ballon glissant… Alors que les consignes étaient de marquer les premiers les Tarbais ont choisi de jouer la pénalité à la main au lieu de prendre la pénalité plutôt facile (21ème), pour concrétiser deux temps forts de suite (12ème, 18ème). Une décision d’autant plus incompréhensible que les Tarbais ont choisi et manqué une pénalité des 40 mètres (31ème). Il est vrai que dans les mêmes conditions Suresnes a fait le même choix dans les 22 mètres de Tarbes (40+1).

Tarbes domine le jeu au pied avec un Manchot exceptionnel

Une défaite d’autant plus regrettable, qu’à part la touche rendue compliquée des deux côtés par les bourrasques, la pluie et la grêle, la mêlée a plutôt été bonne et les Tarbais se sont filés dans les rucks et en défense en fin de première et de seconde mi-temps. C’est peut-être le premier match et ce dans des conditions dantesques, que les Tarbais dominent dans le jeu au pied d’occupation et de pression. A noter que des deux côtés les joueurs n’ont pratiquement pas fait de fautes de main sur les chandelles. A souligner l’énorme prestation XXL du jeune Manchot, impeccable sur toutes les réceptions, qui a réussi un splendide 50/22 en trouvant une touche à 5 mètres et qui a excellé sur le jeu d’occupation et de pression.

Jean-Jacques Lasserre