. Après les barrages, l’addition : qui paiera le grand nettoyage des Hautes‑Pyrénées ?
Après 28 jours d’occupation du rond‑point de Séméac, dernier point de blocage agricole dans les Hautes‑Pyrénées, les agriculteurs de la Coordination rurale ont levé leur campement. Leur mobilisation visait à dénoncer la politique sanitaire de l’État, notamment l’abattage systématique des troupeaux dès qu’un cas de dermatose nodulaire est détecté.
Mais leur départ laisse derrière lui un paysage profondément dégradé : des milliers de tonnes de déchets — terre, pneus, gravats, plastiques, voire matériaux nécessitant un traitement spécialisé comme l’amiante — encombrent encore les abords des routes et bloquent l’accès à l’échangeur de l’A64. Le président du conseil départemental, Michel Pélieu, parle désormais de “décharges sauvages” dont l’évacuation sera longue et coûteuse.
Le Département s’emploie dès maintenant à rétablir un accès minimal, mais refuse d’assumer seul la facture du nettoyage. Pélieu insiste : la collectivité prendra “sa juste part, pas tout et pas à n’importe quel prix”, rappelant qu’elle n’est responsable ni des décisions sanitaires nationales ni des accords commerciaux comme le Mercosur.
Des discussions doivent s’ouvrir avec Veolia et PSI pour organiser le traitement des déchets, tandis que les syndicats agricoles seront reçus par le préfet. Si les barrages ont disparu, la crise, elle, n’est pas close : les tensions demeurent, et les agriculteurs entendent poursuivre leur mobilisation autrement.
rédaction
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