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« Le Temps du Changement » : Eric Peyrègne dévoile ses projets pour Tarbes

jeudi 11 décembre 2025 par rédaction

Municipales : « Tarbes, le Temps du Changement » : ambitions, crises et renouveau pour une ville en mouvement.

Ce jeudi, Eric Peyrègne, tête de la liste « Tarbes, le Temps du Changement » pour 2026, a pris la parole devant la presse pour présenter de nouveaux colistiers et évoquer plusieurs sujets.

Il a d’abord parlé de la condamnation de Gérard Trémège respectant la justice tout en exprimant ses regrets. « Gérard Trémège a toujours été engagé pour Tarbes, et il mérite plus de considération  », a-t-il affirmé.

Il a aussi dénoncé les réactions vindicatives de certains syndicalistes, notamment celles orchestrées par Hervé Charles qu’il considère inappropriées. Enfin, il a pointé l’absence de l’équipe Garnier lors des récents événements et la démission de Romain Giral, qu’il voit comme un signe que cette équipe n’est pas une véritable unité. « Depuis septembre, notre liste reste la seule union de droite à Tarbes ».

Véronique Dutrey annonce les priorités en matière de santé pour Tarbes :

Véronique Dutrey a affirmé que la santé reste la priorité des Tarbais, en présentant plusieurs mesures phares.

Elle prévoit la création d’un centre de santé en centre-ville, avec un espace d’imagerie médicale en partenariat public-privé. Elle souhaite aussi lancer une équipe mobile composée d’un médecin et d’un infirmier pour pallier le manque de médecins dans certains quartiers, accompagnée d’un espace d’information pour guider les patients dans leur parcours de soins.

Par ailleurs, elle veut promouvoir l’activité physique avec des cours gratuits en plein air (yoga, Zumba) et organiser un premier Escape Game destiné aux jeunes, une initiative inédite en France.

Concernant la santé mentale, elle compte déployer des programmes contre le harcèlement et l’isolement, tout en renforçant la collaboration avec le département pour mieux coordonner le dépistage du cancer du sein.

Enfin, elle propose la création d’un guichet d’aide administrative pour informer sur les droits sociaux, et souhaite rendre la mutuelle municipale plus accessible pour tous.

Un projet d’envergure : l’Aréna, une ambition structurante pour Tarbes :

Eric Peyrègne a présenté un projet ambitieux pour la ville, en opposition à la rénovation du palais des sports, estimée à 10 millions d’euros. Il propose la construction d’une aréna située sur un terrain municipal, avec un coût estimé à environ 40 millions d’euros, financé par un partenariat public-privé.

Cette structure modulable, pouvant accueillir jusqu’à 5 000 spectateurs, serait multifonctionnelle : elle pourrait organiser des événements sportifs, culturels, des congrès ou des spectacles, avec une capacité variable de 200 à 5 000 places. Trois grands groupes français sont en discussion pour porter ce projet, la ville détenant environ 34 % des parts, pour un investissement d’environ 13 millions d’euros.

Ce projet dépasserait largement la rénovation du palais des sports, limité à 800 places, située sur un terrain inondable et sans parking. Il aurait une portée départementale et régionale, attirant des visiteurs de toute la France lors d’événements de grande envergure. La gestion serait confiée à une société événementielle européenne ou française, afin de soutenir notamment le club de basketball local, en pleine expansion.

L’aréna pourrait aussi assurer la pérennité du célèbre tournoi international « Les Petit As », en lui donnant une nouvelle dimension, faute de quoi il pourrait quitter Tarbes. Peyrègne insiste sur l’importance de ces projets pour dynamiser l’attractivité sportive et événementielle de la ville.

Le déclin du basket féminin à Tarbes : un club emblématique en crise :

Eric Peyrègne rappelle que le Tarbes- Gespe-Basket (TGB) autrefois fleuron du basketball féminin français et symbole fort de la ville traverse une crise profonde. Relégué récemment en division régionale, le club, qui avait atteint la finale de la Ligue féminine la dernière année, voit son avenir s’assombrir. La situation financière empire : confronté à d’importants déficits, il doit comparaître prochainement devant le tribunal de commerce, prévu aux alentours du 19 décembre. La possibilité de redressement semble faible, ce qui alarme fortement.

« Je le regrette profondément », confie Peyrègne, qui met en avant la valeur des jeunes joueuses brillantes dans diverses équipes françaises, ainsi que l’existence toujours active d’une école de basket à Tarbes. « Il est essentiel de préserver cette école et de ne pas laisser tomber le basket féminin à Tarbes  », insiste-t-il. « Malheureusement, on part du plus bas. » La surveillance et la vigilance restent de mise pour tenter de sauver ce symbole.

Il ajoute : « Ce qui m’étonne, c’est que plusieurs présidents se sont succédé, comme M. Claverie, M. Coll ou encore Mme Cointre qui avait réussi à sauver le club l’année dernière. Mais les difficultés persistent. »

« Ce qui choque plus encore, c’est l’attitude de certains membres du conseil d’administration, notamment des adjoints au sport. Lors des finales de la coupe ces responsables membres du conseil d’administration d’un club professionnel ont été aperçus en selfies avec Mme Brunet, M. Da Costa, actuel adjoint au sport et d’autres élus municipaux. Ces images, largement diffusées témoignent d’un manque de sérieux face aux graves difficultés que traverse le club ».

« La prudence et la transparence sont plus que jamais nécessaires pour sauver ces clubs emblématiques de Tarbes. »

Une union pour sauver le Stado Tarbes Pyrénées Rugby :

 « La situation du Stado Tarbes Pyrénées Rugby continue de faire mal au cœur. Sans critiquer ceux qui ont œuvré, c’est le présent qui préoccupe ».

Le candidat à la mairie de Tarbes a exprimé sa volonté de sortir le club de l’impasse. Il a proposé une solution surprenante la création d’une union entre Tarbes et Lourdes, à l’image de certains modèles qui ont réussi à sauver leur rugby professionnel.

« C’est le salut du rugby professionnel dans les Hautes-Pyrénées. Il faut absolument travailler dans cette direction. Il a donné l’exemple de clubs historiques comme Valence et Romans qui y sont parvenus, », estime-t-il. 

Le candidat va plus loin dans sa réflexion : pour espérer atteindre la Pro D2, il souligne la nécessité de développer une union solide. « Tous les présidents des clubs de Lourdes, Bagnères, Lannemezan et Tarbes sont d’accord : il faut un centre de formation pour faire grandir nos talents. »

Dénonçant l’absence de projet structurant, Eric Peyrégne, a exprimé sa profonde déception de la gestion du club. « Aujourd’hui, il ne reste plus de conseil d’administration, ils sont tous partis, et le bénévolat a presque disparu. Heureusement, quelques bénévoles tiennent encore le coup. Le constat est là. »

Sur le plan financier, Eric Peyrégne a dévoilé des chiffres alarmants : « Il y a plus de 400 000 € de retard auprès de l’Urssaf, et sur le budget de 1,7 million d’euros déposé en début de saison, il manque déjà 500 000 €. Certaines dettes datent de plusieurs années. Alors, qui a fait quoi ? Moi, quand j’ai 100 € d’Urssaf en retard, je reçois une lettre… »

Il a également annoncé qu’un échéancier de paiement aurait été sollicité, avec le soutien du préfet. « Mais : Où sont les élus ? »

« C’est un constat amer qui souligne la gravité de la crise traversée par le club, et la nécessité urgente d’une intervention pour redresser la barre ».

Pour conclure le candidat fait une mise au point avec l’un de ses adversaires : 

M. Claverie, lorsque vous rencontrez des gens qui évoquent la candidature de M. Peyrègne, vous dites sachez que ce n’est pas la peine de voter pour lui ou pour M. Garnier, car ils s’allieront au second tour.

« Je suis très clair : il n’y aura jamais d’union avec l’équipe de Michel Garnier. Rien ne nous unit, rien du tout. Notre objectif est une ville différente, plus sûre. Malheureusement malgré ses paroles, M. Garnier ne veut pas agir car il refuse de donner les moyens nécessaires. Son bilan, comme celui de M. Claverie, en matière de commerce et de développement économique, est catastrophique. Nous partirons avec notre propre équipe, sans alliance ».

Nicole Lafourcade