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Héritage et combat : le dernier mot de Gérard Trémège qui interjette appel du jugement du tribunal correctionnel de Pau

jeudi 11 décembre 2025 par rédaction

Il y a des instants où la parole publique se charge d’une gravité particulière. Lors de sa dernière conférence de presse ce jeudi matin, Gérard Trémège, maire de Tarbes, condamné par le tribunal correctionnel de Pau  qui l’a reconnu coupable de favoritisme et de prise illégale d’intérêts. prononçant une peine de deux ans de prison avec sursis, une amende de 75 000 euros et deux ans d’inéligibilité immédiate, . a choisi de s’exprimer non pas pour clore une histoire, mais pour ouvrir une nouvelle étape : celle du combat pour la vérité et la dignité.

Un hommage aux habitants et au personnel

Dès les premiers mots, il a tenu à remercier les habitants qui, en 2014, lui ont renouvelé leur confiance malgré les tempêtes judiciaires. Ce souvenir reste pour lui un témoignage de fidélité et de reconnaissance exceptionnelle. Il a également rendu hommage au personnel municipal, injustement mis en cause selon lui, et finalement blanchi. Les erreurs administratives, dit-il, relèvent de la responsabilité du maire, mais jamais d’un système de favoritisme ou d’enrichissement personnel.

La contestation des accusations

Le cœur de son intervention fut une réfutation ferme des accusations de favoritisme dans l’attribution des marchés publics. Les témoignages à charge auraient été obtenus sous contrainte, puis démentis. Pour lui, la sanction prononcée est disproportionnée, rapide, presque préparée à l’avance.

La justice et l’appel

Privé de ses droits civiques, il affirme ne pas être humilié mais profondément affecté. Il annonce son intention d’interjeter appel, pour défendre son honneur, son intégrité et sa dignité. Il espère que la cour d’appel prendra le temps d’analyser la réalité des faits, loin des raccourcis et des jugements hâtifs.

Un héritage de 25 ans

Au-delà du procès, il rappelle avoir consacré vingt-cinq années à transformer et embellir sa ville. Cet héritage, il souhaite qu’il soit protégé et poursuivi par ceux qui l’ont accompagné. Sa démission, annoncée avec solennité, marque la fin d’un cycle mais aussi la transmission d’une responsabilité collective.

La seule justice véritable

Dans ses mots, une conviction revient avec force : la seule justice qui compte est celle des citoyens, exprimée par leur confiance et leur mémoire. Porté par des centaines de messages de soutien, il se dit réconforté par la sympathie et la fidélité des habitants, qui savent qu’il a servi sa ville avec honnêteté.

Il n’écarte pas de revenir sur la scène politique, une fois les deux ans d’inéligibilité passés en se présentant à d’autres élections. Il entend que la transition s’effectue sous la présidence de sa première adjointe Andrée Doubrère à la mairie de Tarbes et de Patrick Vignes, le premier vice-président de la CATLP à l’agglomération. Après interviendront les élections pour désigner ses successeurs.

G.M.