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CGT Mairie : la décision de se porter partie civile justifiée, selon les représentants syndicaux.

mardi 25 novembre 2025 par rédaction

Ce mardi matin, la CGT Mairie, représentée par Gilles Haurie et Christian Chelles, a tenu une conférence de presse pour faire une déclaration. Les représentants syndicaux ont expliqué que l’objectif principal était de rappeler les raisons pour lesquelles la CGT a décidé de se porter partie civile dans l’affaire du procès des marchés publics de la ville de Tarbes en cours. « Nous ne souhaitons pas revenir sur le passé, l’essentiel est que la justice fasse son travail », a déclaré Gilles Haurie, ajoutant qu’il n’était pas question de faire pression sur le processus judiciaire, ce qui serait inapproprié.

La déclaration du syndicat CGT mairie :

« Le syndicat CGT souhaite redonner des explications quant à sa participation en qualité de partie civile lors du procès des marchés publics de la ville de Tarbes. Ceux qui étaient présents lors de ce procès ont pu constater à quel point les anciens responsables de services étaient tétanisés par la présence du maire de Tarbes.

Une domination qui perdure malgré l’éloignement et la retraite. Le passage de l’ancien DGS à la barre a constitué le fait marquant de cette emprise. Cet homme s’est ouvert totalement lorsque le maire de Tarbes est sorti de la pièce ainsi que l’a relaté un journaliste.
Dans un moment de vérité et de sincérité notre ancien DGS a dit en parlant du maire, « après les perquisitions, son comportement n’a pas changé. Je me suis demandé jusqu’où il pouvait aller ». Cet homme s’est libéré, dans un instant de dignité.

Il n’a trouvé son salut qu’en raison de son départ vers une autre collectivité. Tout est dit sur cette folle administration.

La presse dans ses commentaires fait état d’un « management de la colère ».
Ce sont ces colères qui ont figé et fait du dysfonctionnement anormal un fonctionnement habituel.

Tout cela a fortement impacté le personnel municipal, cette peur, cette crainte, était descendante.

Il est clairement identifié qu’au-delà de cette audience et des chefs de service, le personnel municipal dans son ensemble a été fortement impacté.

La lecture du rapport sur les risques psychosociaux révèle et précise l’état de tension et de souffrance de cette collectivité et de son personnel. Personne n’est épargné par cette dégradation des conditions de travail.

Depuis des années, la CGT s’oppose à ces méthodes, les dénonce. Oui, tout cela a fait énormément de dégâts sur un plan humain et moral.

La CGT s’est constituée partie civile afin que soit reconnu le principe du préjudice moral et financier que cette gouvernance exercée par le maire a fait subir au personnel municipal.
C’est pour cela que nous demandons 50 000 euros de dédommagement global, ce qui correspond pour une collectivité de plus de 1000 agents à 50 euros par agent. Nous rappelons que cette somme sera intégralement reversée à notre comité d’entreprise, le COSS, afin que le personnel municipal puisse en bénéficier. Notre présence en tant que partie civile nous paraissait donc essentielle afin de porter la voix des agents de la collectivité.

Nous avons exposé des faits et discuté de ce management par la peur sur les risques psychosociaux qu’une étude indépendante a identifié. Quoi qu’il advienne, notre organisation syndicale continuera sans relâche à lutter pour l’amélioration des conditions de travail ».

N.L