|
Trois ans de prison et cinq ans d’inéligibilité requis contre le maire de Tarbes qui conteste l’essentiel
Au tribunal de Pau, le procureur a requis ce mercredi soir une peine lourde contre Gérard Trémège, maire de Tarbes : trois ans de prison dont un an ferme, aménageable sous bracelet électronique, assortis de cinq ans d’inéligibilité et de 75 000 € d’amende. Le réquisitoire, mené par le procureur Rodolphe Jarry et la vice-procureur Marie Hirigoyen, a duré près de quatre heures et s’est appuyé sur des irrégularités jugées répétées dans l’attribution de marchés publics entre 2009 et 2012.
Les faits reprochés concernent notamment l’attribution de contrats à des sociétés dont Gérard Trémège était commissaire aux comptes, des dossiers incomplets pourtant retenus, ainsi que des instructions internes visant à favoriser des entreprises proches du maire. Le parquet estime que ces éléments caractérisent une prise illégale d’intérêts et du favoritisme.
La défense, de son côté, conteste toute intervention directe du maire dans les procédures. Gérard Trémège reconnaît seulement une erreur : ne pas s’être déporté lors de certains votes municipaux impliquant des entreprises où il exerçait des fonctions de commissaire aux comptes, omission qu’il qualifie d’« involontaire ».
D’autres prévenus, anciens cadres municipaux et entrepreneurs, encourent des peines allant de sursis avec amende à des relaxes. Les plaidoiries de la défense doivent se poursuivre jeudi et vendredi, avant que le jugement ne soit mis en délibéré.
Les autres peines
Le parquet a requis 18 mois de prison dont 10 mois avec sursis à l’encontre de Michel Caillaud, ancien directeur général des services, avec 3 000 € d’amende, 15 mois avec sursis à l’encontre de Jean-Louis Di Vita, ancien chef du service urbanisme, Jean-Pierre Ducasse, ancien chef du service architecture, Michel Parra, ancien chef du service aménagement urbain avec 5 000 € d’amende, 10 mois avec sursis à l’encontre de René Romain, en charge des espaces verts, 9 mois avec sursis et 3.000 € d’amende à l’encontre de l’architecte Joris Ducastaing. Pour Pierre Lafforgue, le patron de l’entreprise Lafforgue, le parquet a requis la relaxe.
rédaction
Articles de cet auteur
- Revenu de l’enfer, Tarbes se fait crucifier en fin match…
- Victimes percutées par une voiture : le tribunal condamne le prévenu
- Agglo Tarbes-Lourdes-Pyrénées : Débat d’orientations budgétaires 2026
- Journée Nationale d’Hommage aux morts pour la France pendant la guerre d’Algérie et les combats du Maroc et de la Tunisie
- Du Pic du Midi à l’Everest : l’aventure humaine de Mickaël Genais
- [...]

