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Prédations, sécheresse, infrastructures : les élus agricoles face aux défis du terrain

vendredi 26 septembre 2025 par rédaction

Huit mois après un scrutin aux résultats tardifs, les nouveaux élus de la chambre d’agriculture des Hautes-Pyrénées ont tenu leur première session ce jeudi à Tarbes. Sous la présidence de Christian Fourcade, la FDSEA et les JA conservent leur leadership, dans une continuité assumée. Le projet stratégique de mandature se veut pragmatique : accompagner les agriculteurs dans leurs projets, individuels ou collectifs, et faire du réseau Chambre un acteur central du développement agricole.

Parmi les priorités affichées, l’agrivoltaïsme en plein essor, dont les règles nationales devront être traduites en une doctrine locale, avec une place garantie pour les exploitants. La méthanisation reste également soutenue, comme levier de valorisation de l’élevage.

Mais c’est la prédation animale qui cristallise les inquiétudes. Si ours et loups ont été discrets cet été, les vautours inquiètent jusque dans les plaines. Un agent de l’OFB aurait été témoin d’une attaque sur une vache vivante et saine près de Tarbes, relançant le débat sur les protocoles de protection. La chambre envisage des mesures d’effarouchement, inspirées de l’Aveyron, pour limiter leur expansion.

Autre sujet sensible : les abattoirs. À Tarbes, la SAS Viandes de Bigorre gère l’outil sans aide publique mais subit des coûts élevés, notamment sur l’eau traitée. À Bagnères, les élus réaffirment la nécessité d’un abattoir fonctionnel pour la filière ovine.

Enfin, la gestion de l’eau reste un serpent de mer. La sécheresse de 2025, plus rude que celle de 2022, ravive les tensions. Le projet de retenue du lac de l’Ousse est le plus avancé, mais les agriculteurs dénoncent une répartition inéquitable de la ressource, notamment face au futur hôpital de Lanne. Ils appellent à revoir le modèle économique pour ne pas être les seuls à payer.