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Stado-TPR : Julian Roux un double enjeu sportif et universitaire

mardi 23 septembre 2025, par rédaction

Julian Roux, est venu à Tarbes pour prendre de jeu et poursuivre ses études à l’IUT. L’ailier toulousain qui vient de fêter ses 20 ans en mai dernier a rejoint le Stade en 2019 en provenance d’Hers Lauragais XV qui évolue en Fédérale 2. En trois saisons Julian Roux a été sacré double Champion de France Crabos en 2022 et en 2023 et Champion de France Espoirs l’an passé. Cette année, dans le cadre de la Convention entre le Stade Toulousain et Tarbes, au lieu de poursuivre avec les Espoirs, il a choisi de s’aguerrir en Nationale avec Tarbes où il avait l’opportunité de poursuivre ses études. Un bon choix sportif puisqu’en quatre journées il a disputé quatre matchs dont trois comme titulaire. Au niveau rugby il y trouve son compte aussi dans un championnat plus dense que celui des Espoirs. « C’est un peu plus lent, mais c’est plus physique. Les adversaires sont plus costauds, ça se rentre plus dedans. C’est un niveau qui est  intéressant et c’est ce que j’étais venu chercher ici. Je ne regrette pas du tout d’être venu. C’est différent du niveau Espoirs, ça défend mieux, ça attaque mieux, c’est plus dur, c’est un niveau qui est professionnel. Derrière, c’est plus compliqué de franchir la ligne. Après, sur ce Bloc, on n’a pas eu trop de ballons derrière. C’est ce qu’on doit améliorer dans le second Bloc. » Contrairement à ce qu’on pouvait penser Julian Roux et ses co-équipiers toulousains, ne sont pas venus en prêt mais sont sous contrat avec Tarbes.  « J’avais le choix entre une deuxième saison avec les Espoirs du Stade ou venir à Tarbes et essayer d’accrocher du temps de jeu pour faire mes classes en Nationale. J’ai un double projet sportif et scolaire puisque je suis en 3ème année à l’IUT, pour passer mon DUT. »

Des automatismes commencent à se créer

Cette dernière sortie à Bourg-en-Bresse lui a aussi laissé beaucoup de regrets comme à l’ensemble des joueurs et du staff. Car après avoir encaissé deux essais suite à deux ballons portés en dix minutes, Tarbes a inscrit 22 points contre 9 aux Bressans. « Oui des regrets car ce qui nous fait mal c’est notre entame de match où on prend 14 points en dix minutes. C’était assez compliqué d’entrée, après on arrive à bien rebondir. Derrière en fin de seconde mi-temps on arrive à breaker plusieurs fois mais il manque ce truc sur la dernière passe pour franchir le dernier défenseur. » Avec une ligne de trois-quarts et une charnière, entièrement reconstituées, avec Viola, Manchot, Van de Ven, Soriano, Demaï-Hamecher et Roux, le manque d’automatismes est logique. « Je pense que sur le prochain Bloc on va réussir à rectifier tout ça. Déjà on commence à se connaître et des automatismes commencent à se créer à l’entraînement. Ça va le faire, je pense. » assure l’ex-ailier toulousain.

Un fait de jeu

Julian Roux revient sur cette fin de match tout à l’avantage des Tarbais. « Je pense que la charnière attendait qu’on ait un avantage pour vraiment sécuriser ces trois points avec une pénalité. On ne l’a pas eu et après il y a un fait de jeu, le ballon sort, il est gratté et la pénalité se retourne contre nous. » Une pénalité qui n’est jamais venue malgré deux ou trois occasions de siffler une pénalité durant les longs arrêts de jeu. Mais la défaite n’est pas due à une décision arbitrale mais à une erreur d’appréciation tarbaise à trois minutes de la fin du temps règlementaire. Alors que les Tarbais menaient 20-22 (61ème) une relance intempestive et suicidaire permettait à Massip de les crucifier 23-22 (77ème). Si cette relance paraissait aléatoire, elle le semble encore plus de la part d’un demi-de-mêlée dont le rôle est d’éjecter rapidement le ballon derrière un ruck. D’autant plus qu’il était isolé et que les soutiens, au four et au moulin depuis 50 minutes, sont arrivés un poil en retard. Conformément à l’esprit de Groupe l’ex-Toulousain reste solidaire. « Ce n’est pas un problème individuel, c’est un fait de jeu et on le soutient à 100% ». Pourtant jusque-là le plan de jeu « On devait aller jouer chez eux » avait bien été respecté et avait porté ses fruits. « On avait repéré Massip qui est un joueur qui relance pas mal les ballons et qui a long un jeu au pied et on savait qu’il allait être dangereux. A la mi-temps les consignes étaient de toucher les couloirs, de mettre de l’avancée, de les maintenir chez eux. Ça nous a bien réussi en début de deuxième, on arrive à leur passer devant puis on prend cette pénalité et la dernière possession nous échappe sur la ligne. »  

Jean-Jacques Lasserre