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Conférence de rentrée : Gérard Trémège dresse le bilan et trace l’avenir
vendredi 19 septembre 2025, par
Ce vendredi matin, Gérard Trémège, entouré d’Andrée Doubrère, adjointe à l’action sociale, de Sylvain Boucheron, directeur général des services de la ville de Tarbes, et de Guillaume Cochet, directeur des services techniques, a tenu sa traditionnelle conférence de presse de rentrée où de nombreux sujets ont été évoqués .
« On ne va pas changer de tradition, à chaque rentrée, je réunis la presse pour faire le point sur le travail réalisé, car nous poursuivons nos efforts jusqu’au bout. Quand je parle de "nous", cela concerne à la fois les équipes municipales d’élus et l’ensemble du personnel que je remercie une nouvelle fois, notamment le directeur général des services et le directeur des services techniques, présents à mes côtés », a introduit Gérard Trémège
En 2025, la ville de Tarbes investit 22 millions d’euros dans de grands projets de modernisation.
La rénovation de la rue Larrey avance, avec une dernière étape en 2026 incluant un aménagement cyclable. La serre du parc Chastelain et la section équestre des Haras seront bientôt terminées. Le centre de santé Louis Lareng a doublé sa capacité avec six cabinets. La rénovation des gymnases et écoles, à plus d’un million d’euros, est presque achevée, assurant des infrastructures modernes. Le projet du Carmel-Villa des Arts, valorisant un bâtiment patrimonial, a été bien accueilli. Les travaux de l’école de rugby et de l’orangerie du Jardin Massé, respectivement à 500 000 et 1,5 million d’euros, seront finalisés en novembre. L’éclairage public évolue avec la pose de LED, permettant une économie annuelle de 300 000 euros. La ville continue aussi de planter 1 000 arbres par an dans le cadre du projet Horizon 2030, totalisant aujourd’hui plus de 22 000 arbres.
En 2026, Tarbes entamera ou poursuivra plusieurs grands projets
Parmi eux, l’aménagement de l’avenue Saint-Exupéry, avec trottoirs et piste cyclable double sens, débutera en novembre pour 780 000 euros. La rénovation de la rue de Persignia, entre l’avenue Saint-Exupéry et le boulevard des Ardennes, avec une piste cyclable, commencera en décembre, pour un budget de 1,3 million d’euros. La rue Jean Moulin sera également rénovée, en veillant à préserver ses arbres remarquables. La maison de la parentalité, située dans l’ancienne école Arago Macé, sera construite pour 3,6 millions, avec une subvention de 2,2 millions déjà mobilisée. Le palais des sports, d’un coût de 12 millions, débutera sa construction au Quai de l’Adour début 2026. La ville poursuit aussi ses investissements dans le photovoltaïque, avec 3 millions d’euros dédiés notamment à l’école Jules Verne et au parking. La SPA bénéficiera également de travaux d’amélioration. Enfin, l’aire de jeu du Square Trélut sera aménagée d’ici la fin de l’année, tandis que le plan vélo sera développé avec la mise en double sens de nouvelles zones cyclables pour renforcer la sécurité et encourager l’usage du vélo.
Projets urbains, lutte contre les incivilités et renforcement de la sécurité
La ville de Tarbes poursuit ses efforts pour améliorer son cadre de vie. Parmi les priorités, la réalisation d’aménagements cyclables dans les quartiers de la Gespe Ouest et du Foirail Sud, avec l’installation de sas vélo et de cédez-le-passage, déjà nombreux dans la ville.
Rénovation urbaine
Un vaste programme de rénovation urbaine, piloté par l’agglomération et l’État, mobilise près de 30 millions d’euros : 7 millions de l’ANRU, 600 000 euros de la région, 2 millions du département, 2,6 millions de l’agglomération, 7,5 millions de la ville, et 11,5 millions par la SEMI. Les premières démolitions de bâtiments, principalement G et H, sont prévues pour la fin de l’année, avec un relogement en cours pour les familles concernées. La reconstruction de 164 logements, dont 100 dans ces bâtiments, débutera fin 2026. Sylvain Boucheron précise : « Les diagnostics pour préparer la démolition sont en cours. La phase de relogement est engagée, et la démolition, par grignotage, s’étendra sur 6 à 8 mois. »
Sécurité et propreté
Concernant la sécurité et la propreté, la ville de Tarbes continue de faire face à des problèmes d’incivilités, notamment la dépose sauvage de poubelles. Malgré l’installation de vidéosurveillance et les efforts de répression, ces décharges illégales persistent, et des amendes supplémentaires seront prochainement instaurées. La collaboration avec le Symat pour la gestion des dépôts sauvages, souvent commis par des personnes extérieures à la commune, est renforcée. Par ailleurs, la municipalité vise à porter le nombre de caméras de surveillance de 80 à 100 et prévoit d’augmenter la présence des policiers municipaux, qui devraient dépasser 40 agents en partenariat avec la police nationale, afin d’améliorer la sécurité des habitants.
Stationnement, action Cœur de Ville, soutien aux clubs sportifs et enjeux institutionnels
La municipalité de Tarbes a intensifié ses actions pour optimiser la gestion du stationnement, en concertation étroite avec les commerçants locaux. Parmi les mesures prises, les horaires de stationnement gratuit ont été modifiés : la gratuité en journée est désormais valable jusqu’à 18 heures, contre 19 heures auparavant. De plus, elle est maintenue le samedi après-midi en zone rouge, ainsi que toute la journée au parking Brauhauban et en zone verte, afin d’encourager la fluidité et la commodité pour les usagers.
Sur le plan urbain, l’action Cœur de Ville affiche un bilan positif. Grâce à des subventions, de nombreux bâtiments insalubres ont été rénovés, renforçant l’offre de logements en centre-ville et diminuant le nombre de logements dégradés. Plus de 450 immeubles ont été embellis, et plusieurs commerçants ont été accompagnés dans leurs projets d’installation ou de reconversion, notamment dans les quartiers moins fréquentés.
Soutien aux clubs sportifs
Côté sport, le soutien aux clubs locaux est affirmé. Si la ville maintient une aide forte, la situation financière des clubs, notamment celles du Stado et du TGB, suscite des inquiétudes, suite à la diminution des partenaires privés et à la réduction des subventions par les collectivités. La transparence sur la situation du TGB reste limitée, avec des discussions en suspens et un manque d’informations concrètes.
Enfin, certains sujets relèvent des compétences de l’État. La ville a échangé avec le préfet sur la localisation du futur commissariat, en insistant sur la nécessité de le maintenir sur Tarbes. Concernant l’hôpital, le maire souligne son engagement : « Je souhaite que l’hôpital reste sur notre territoire. » La décision de l’État de recentrer l’hôpital à Lanne est une source d’inquiétude pour la ville, mais l’enjeu reste la préservation des services pour la population.
Un engagement solidaire et action concrète pour le bien-être des Tarbais
Andrée Doubrére, adjointe à l’action sociale de Tarbes, a souligné son engagement de longue date en faveur du bien-être des habitants. Forte de 42 ans d’expérience à l’hôpital, elle a évoqué sa collaboration de plus de 25 ans avec Gérard Trémège, basée sur la solidarité.
Elle a présenté les initiatives locales, notamment les crèches accueillant 500 ménages annuellement, l’aide à environ 400 bénéficiaires du RSA, et le soutien à 200 familles via l’épicerie sociale. La ville accompagne aussi 6 000 étudiants, en proposant des services pour faciliter leur insertion. Cet été, plus d’un millier de jeunes ont bénéficié de voyages à la mer, et en période de canicule, une centaine de personnes vulnérables ont été suivies quotidiennement, avec des ouvertures gratuites de lieux publics pour lutter contre l’isolement.
Elle a aussi mis en avant la collaboration avec l’État, le département, l’agglomération et le tissu associatif local, ayant permis de mener à bien de nombreux projets et de créer des opportunités d’emploi pour les jeunes. Enfin, elle a félicité l’engagement bénévole et le travail des équipes du Centre Communal d’Action Sociale, soulignant que travailler avec Gérard Trémège incarne un service public engagé et solidaire.
Dans un contexte très concurrentiel où plusieurs candidats issus de la droite, tous anciens élus de la municipalité Trémège, se disputent la succession de celui qui a dirigé la ville pendant 25 ans, Gérard Trémège a lancé quelques critiques mordantes à l’encontre de ses concurrents.
Gérard Trémège a rappelé que la répétition d’un mensonge ne le transforme pas en vérité, soulignant que certains tentent de manipuler l’opinion en diffusant des fausses informations. Il a défendu la gestion efficace de la ville, fruit de 25 ans de stabilité fiscale, d’investissements responsables et de projets réalisés.
Rappelant qu’il ne se représente pas à l’élection prochaine, il a toutefois affirmé son engagement à protéger l’héritage municipal contre toute contestation ou déstabilisation. Il a critiqué ceux qui, selon lui propagent des propos mensongers pour dénigrer la ville et a souligné que ceux qui trahissent ou mentent ne prospèrent pas, faisant référence à ses quatre mandats remportés par la confiance populaire.
Enfin, il a insisté sur sa transparence et son intégrité dénonçant des accusations de malhonnêteté et évoquant des comportements qu’il considère comme illégaux chez certains opposants tout en affirmant que l’histoire politiqué récente de Tarbes prouve la solidité de son bilan et de la majorité qu’il a soutenue.
Nicole Lafourcade


