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TGB : Carole Force entretient l’espoir d’éviter la Régionale

dimanche 27 juillet 2025, par rédaction

Carole Force, la Présidente de La Boulangère Wonderligue ne ferme pas la porte au TGB malgré son éviction lors de la saison prochaine. Dans un entretien à l’Equipe a indiqué que le CNOSF avait rendu un avis identique à celui de la FFBB sur la relégation du club tarbais d’où son remplacement dans la Poule par le relégué Chartres, à condition que son budget soit validé. « Ce n’était pas entendable pour nous d’avoir une division incomplète, à onze clubs. Nous avions jusqu’à lundi pour annoncer la composition de la ligue féminine, nous y étions tenus vis-à-vis des autres clubs et pour le bon déroulé du Championnat. »

Repêchage en LBWL

Cependant le vice-champion de France peut encore espérer si on en croit les propos de la Présidente de la Ligue Féminine de Basket si le Tribunal Administratif donnait son feu vert. « Si à un moment donné nous avions injonction de réintégrer Tarbes, la date d’engagement des douze clubs étant passée... on jouerait à 13 ! À instant T, Tarbes ne peut pas être dans les 12 clubs engagés, ce qu’ont confirmé la chambre d’appel et le CNOSF. On est dans les délais exigés… Si à un moment donné il faut réintégrer, on sait le faire, on a parfois diminué ou augmenté des divisions pour diverses raisons. On s’en remettrait aux injonctions, mais on n’en est pas là aujourd’hui. »

Un Club et un Centre de Formation historiques

Le TGB, plus ancien club devant Bourges à faire partie de l’Elite du Basket Féminin Français, ne manque pas de défenseurs pour son Palmarès mais aussi pour avoir formé ou révélé de nombreuses internationales françaises et étrangères. Demi-finaliste et finaliste ces deux dernières saisons, Tarbes est aussi au-devant de la scène avec les dernières internationales fournies à l’équipe de France (Carla Leite, Marie-Paule Foppossi, Dominique Malonga, Jesse-Mine Zodia, Camille Droguet…). « C’est regrettable d’autant plus que Tarbes est un club historique et emblématique qui, au-delà d’avoir été vice-champion de France cette saison, possède un centre de formation important, avec un entraîneur (François Gomez) qui a des compétences qui ne sont plus à démontrer », reconnait Carole Force. « C’est une pyramide, avec l’équipe première mais aussi le projet porté par la présidente Jeannie Cointre qui souhaitait reconstruire et restructurer sur trois ans. » Carole Force, ancienne meneuse internationale (98 sélections), Championne de France avec Challes en 1992, a vécu la disparition des autres clubs où elle a jouée : l’AS Monferrand, Valenciennes-Orchies, BAC Mirande, Stade Clermontois.

La LF2 permettrait de conserver le Centre de Formation

D’où une possible éventualité de repêchage en LF 2 où la montée de Chartres laisserait une place vacante. « Il faut qu’il y ait discussion, qu’on voie avec eux les options possibles. Je ne dis pas qu’une intégration en Ligue 2 n’est pas discutable, mais il faut tout examiner : l’aspect juridique, mais aussi financier. » Ce qui permettrait à Tarbes de conserver son Centre de Formation qui serait dissous en cas de descente en Régionale. La balle est à présent dans les mains des dirigeants tarbais qui semblaient sûrs d’eux avant de se présenter en Appel et devant le CNOSF et qui depuis auraient noué de nouveaux partenariats.

François Gomez en colère mais confiant

Un budget excédentaire non examiné

C’est ce qu’a confirmé François Gomez au même quotidien sportif. « Le club a depuis apporté les preuves financières qui assureront sa continuité. Et je peux même avancer des chiffres : nous avons en plus de nombreuses lettres d’engagement de partenaires qui attendent de pouvoir nous soutenir, apporté la garantie de faire passer notre résultat, qui est déficitaire de 195 000 euros, à un bénéfice de 250 000 euros ! On l’a démontré avec des justificatifs d’experts-comptables et commissaires aux comptes, et nous avons même monté un budget de 1,5 million d’euros. » L’entraîneur emblématique qui a reconnu que le club n’avait pas bien préparé les dossiers présentés à la Commission de Contrôle de Gestion et à la Chambre d’Appel dénonce en conciliation devant le CNOSF, la partialité d’un salarié de la FFBB qui avait sanctionné le TGB lors des deux premières auditions. « Comment peut-on être juge et partie à la fois ? s’indigne François Gomez. « Le CNOSF ne nous a pas soutenus car il a simplement constaté qu’aucune conciliation n’était possible. J’ai l’impression que nous avons été mal accueillis, comme si on nous soupçonnait de tricher. Ça a été un non catégorique à toutes nos propositions, un refus d’examiner le nouveau dossier fourni. » La déclaration de la Présidente de la Ligue l’a en partie conforté. « Elle est dans l’idée de collaborer pour trouver des solutions. Elle est dans un état d’esprit positif. » La survie du TGB, de ses joueuses, de ses salariés, de ses bénévoles et de son Centre de Formation sont en jeu. Des articles alarmistes sur la situation du club, avec des salaires qui seraient impayés ont peut-être influencé la position de la FFBB. « Notre image est écornée. Nous avons neuf joueuses professionnelles sous contrat, prêtes à jouer en Boulangère Wonderligue, qui continuent pour l’heure de nous faire confiance. C’est une période difficile mais on a du soutien, et on va continuer à se bagarrer. »

Jean-Jacques Lasserre