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Transhumance en péril : les juments ne fuient pas sans raison
lundi 7 juillet 2025, par
En l’espace de quelques semaines, les pâturages paisibles autour du lac d’Estaing ont été le théâtre d’un drame profond et déchirant. Un éleveur basque et son ami ont vu leur troupeau décimé par ce qui semble être deux attaques brutales, possiblement liées à la présence avérée d’ours sur la zone. Sept chevaux, dont un poulain, ont perdu la vie dans des circonstances terrifiantes.
Les premiers cadavres présentent des signes de prédation, mais les autorités hésitent à reconnaître officiellement l’implication des ours, classant les faits comme “prédation indéterminée”. Cette nuance administrative plonge les éleveurs dans une double peine : celle de la perte et celle du doute imposé. Lors d’un second épisode, des juments paniquées se jettent dans le vide après que leur clôture soit détruite. Leur comportement laisse présager une menace majeure — trop importante pour être ignorée.
Au cœur de ce tumulte, des hommes expriment leur douleur. Les chevaux morts ne sont pas que du bétail : ce sont des êtres élevés avec soin, aimés comme des membres de la famille. L’incompréhension est totale. Les éleveurs dénoncent le manque de moyens de protection et la politique de bien-être animal qui, selon eux, ignore les souffrances bien réelles du terrain.
Dans cette vallée endeuillée, une question brûle les lèvres : comment continuer la transhumance sans mettre en péril la vie des bêtes… et celle des bergers ?
