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Elections législatives 2ème circonscription : Denis Fégné, maire d’Ibos et sa suppléante Pascale Labedens, maire de Pujo, investis par le « Nouveau Front Populaire » ont annoncé leurs candidatures

lundi 17 juin 2024 par Rédaction

Ce lundi matin, à la mairie d’Ibos, Denis Fégné, candidat du Nouveau Front Populaire et sa suppléante Pascale Labedens, maire de Pujo, entourés du staff socialiste, à savoir Viviane Artigalas, sénatrice des Hautes-Pyrénées, Yannick Boubée, conseiller département d’Aureilhan, président de l’OPH 65, et de Nicolas Touron, premier secrétaire de la Fédération socialiste des Hautes-Pyrénées, ont annoncé, lors d’une conférence de presse qu’ils avaient été investis pour porter les couleurs du « Nouveau Front Populaire » à l’élection législative, dans la 2ème circonscription des Hautes-Pyrénées.

Le discours de Denis Fégné,
candidat titulaire du Nouveau Front Populaire

Bonjour à toutes et à tous,

Le conseil national ayant validé vendredi ma candidature sur la deuxième circonscription des Hautes Pyrénées, je vous ai invité afin que vous puissiez en prendre connaissance et nous poser les questions que vous souhaitez.

Je suis donc candidat titulaire du « nouveau front populaire » et j’ai choisi pour suppléante, Pascale LABEDENS, maire de PUJO, dans la communauté Adour Madiran, avec qui nous partageons les mêmes valeurs d’humanisme et d’engagement au service des gens et de l’intérêt général.

J’ai choisi de déclarer ma candidature pour cette campagne des législatives ultra- rapide dans le village d’IBOS.

J’ai 63 ans, marié, père de deux enfants, maire d’IBOS depuis 2013, vice Président de la CATLP en charge des finances, Président du centre de gestion de la fonction publique territoriale des Hautes Pyrénées et suppléant de Viviane Artigalas, sénatrice des Hautes Pyrénées.

J’ai grandi dans une famille de paysans, dans une ferme, une trentaine d’hectare de terres, qui pratiquait ce qu’on appelait dans le journal « La terre », l’activité « Polyculture élevage ».

Ma vie professionnelle a été pour une grande part consacrée à l’éducation spécialisée auprès d’enfants, d’adolescents et de parents en difficulté.

Je suis engagé depuis longtemps, à la fois en politique au parti socialiste et dans le domaine syndical, à la CFDT santé sociaux.

J’ai toujours été fidèle à mes convictions et à mes engagements politiques et syndicaux, et ce n’est pas à 63 ans que je vais les renier.

Ici, à IBOS, comme tous les élus municipaux, je suis engagé dans l’action publique de proximité et je crois modestement avoir acquis une bonne expérience des rapports humains et de l’action publique.

Pourquoi avoir candidaté à cette élection surprise, dont la dramaturgie est à écrire, et qui peut très mal se terminer, par la faute de dirigeants égocentriques, insensibles et calculateurs.

Il ya encore 8 jours, je n’imaginais pas être devant vous ce matin à IBOS pour une candidature à une élection législative.

Au soir de ce scrutin des élections européennes du dimanche 9 juin, j’ai ressenti comme vous un choc et de l’abattement à la vue du résultat et de la progression du rassemblement national.

Ce poids je l’ai toujours en moi, et je l’aurai tant que je n’aurai pas lutté jusqu’au bout pour empêcher l’extrême droite d’arriver au pouvoir.

Vous voyez, je ne me trompe pas d’adversaire.

Quand on est un républicain, quand on connait, comme tous les gens de mon âge, l’héritage dont est issu le rassemblement national, il y a un risque pour la cohésion de la république, on se lève, et on y va !

Sur notre département, dans la grande majorité des communes, 4 électeurs sur 10 ont voté pour le rassemblement national, et nous devons tous nous interroger.

La situation politique du pays est grave. Le président de la république, qui s’était engagé à combattre efficacement les populismes et l’extrême droite, a échoué.

Après avoir affirmé que le résultat des européennes ne l’engagerait pas au niveau national, il a décidé d’une dissolution au risque du chaos !

Rien ne l’y obligeait ! Pourquoi a-t-il fait cela, au risque d’une crise majeure sur le plan économique et social, au risque de mettre gravement en danger nos principes républicains !

Car aujourd’hui, même ses plus fidèles disciples s’interrogent sur sa démarche et craignent un retour de bâton !

Et pourtant, ils ont bien appris la leçon du grand maitre, les princes de la communication, à coup de débauchage et de trahison, de mépris des « petites gens » et des élus locaux.

Car ces girouettes oscillent, en fonction du vent, entre la droite décomplexée et la social-démocratie, afin de s’accrocher à leur maigre pouvoir et continuer à exister politiquement, à coup de leçon de démocratie verticale.

C’est cette politique de l’ « en même temps » qui a fini par vider le contenu du débat démocratique traditionnel gauche droite de sa substance et créé ce nouveau et fâcheux clivage : « Moi ou le Chaos de l’extrême droite ».

Et là, comme par hasard, devant la crise politique majeure qui s’annonce, les voilà en train de donner un coup de barre franche vers l’humanisme et la social- démocratie, que dis- je, de se revendiquer même d’une gauche modérée et socio démocrate.

Ca va ! On a compris le manège ! Nous ne sommes pas dupes !

Parce que si ces Messieurs voulaient sincèrement se revendiquer d’une gauche républicaine, sociale et écologique, il fallait soutenir et faire la belle campagne de Raphael Glucksmann aux européennes.

Mais ces manœuvres de bas étage et picrocholines ne sont plus à la hauteur des enjeux et de la crise que le pouvoir actuel a provoquée par sa suffisance et son mépris.

Nous devons nous rassembler, réaliser une union sacrée de toutes les forces de gauche et de progrès. 

Les quatre partis de gauche se sont accordés sur une plate forme programmatique et ont créé le « nouveau front populaire » pour construire une alternative républicaine et combattre l’extrême droite.

Ce nouveau front populaire, social et écologique, je veux l’incarner sur cette deuxième circonscription des Hautes Pyrénées.

Je veux l’incarner et rassembler toutes les forces de la gauche sociale, écologiste et humaniste dont je suis issu et qui m’a construit. 

Je veux l’incarner dans le respect et l’écoute des différentes composantes de la gauche et de ses diversités. Je suis un élu de terrain, pragmatique et les pieds sur terre.

Avec mes collègues maires, nous avons appris à constituer des budgets soit résonnés soit plus volontaires, mais toujours équilibrés.

Ce pragmatisme, cette rigueur budgétaire, je serai là pour en rappeler la nécessité si, d’aventure, je devais participer aux travaux de la haute assemblée. Je serai toujours là aussi pour rechercher le compromis, la pondération et le respect, et refuser l’invective et l’outrance. 

J’ai ici les engagements qui sont inscrits dans notre programme pour répondre aux préoccupations des français, si vous souhaitez que nous échangions, je suis prêt à répondre à vos questions.

Certains de ces engagements devrons être affinés, modulés en fonction des éléments de contexte et des positions qui font la diversité de ce nouveau front populaire , mais il faut impérativement répondre aux attentes des français en terme de pouvoir d’achat, de conditions de travail, de logement, de service public, d’accès à la citoyenneté, de transition écologique, de ré industrialisation, de sécurité, de soutien à notre agriculture, à la ruralité et au pastoralisme, de solidarité, de soutien à l’Ukraine, de luttes contre les racismes et toutes les formes de discrimination.

Parmi tous les engagements que nous prenons, j’ai la conviction qu’il faudra réfléchir à la question de l’accès à la culture et à la promotion des diversités culturelles mais aussi à la place, au rôle et à l’impact des médias et des réseaux sociaux dans notre démocratie. 

Je vais m’arrêter là car l’heure tourne et je dois donner la parole aux amis qui m’entourent et qui vont m’aider dans cette campagne électorale des législatives.

Elle sera une campagne de terrain pour aller tenter de convaincre les abstentionnistes des enjeux de cette élection, pour avoir des échanges avec les habitants de notre territoire, pour faire remonter leur proposition et leurs besoins. 

Cette campagne, je souhaite qu’elle soit respectueuse des diversités de nos partenaires du Nouveau Front Populaire. C’est l’engagement que nous avons pris lors de la réunion de vendredi à Tarbes.

Je souhaite aussi que nous soyons autonomes, chacun dans notre circonscription, pour le déroulement de la campagne, dans la solidarité et la loyauté, sur la base des engagements que les états majors ont validé ensemble.

Je souhaite enfin que ce rassemblement aille bien au-delà des partis politique et qu’il soit ouvert, fécond, positif, fier de nos valeurs.

J’appelle le mouvement syndical et associatif à nous aider pour gagner cette élection, pour offrir une véritable alternative républicaine, sociale et écologique, laïque, respectueuse des différences et intransigeante face à toutes les formes de racisme. 

A chacun d’entre nous d’apporter son énergie et son enthousiasme pour éviter le pire qui nous est promis par l’arithmétique des chiffres.

Nous avons les moyens de l’emporter, fidèles et enracinés à nos convictions, avec humilité et droiture !

Denis Fégné

Candidat sur la deuxième circonscription des Hautes Pyrénées.