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Les Républicains : un soutien inconditionnel aux agriculteurs (Communiqué)

mercredi 13 mars 2024 par Rédaction

Les membres du Comité de la 1ère Circonscription de la Fédération des Républicains des Hautes-Pyrénées se sont réunis le 9 février dernier, autour de leur délégué, Philippe Evon, à Trie sur Baïse, au restaurant Le Brulôt. Cela a été l’occasion pour les présents de réaffirmer leur soutien sans faille aux agriculteurs, et de faire entendre la colère légitime qu’ils manifestent : une profession qui ne demande pas l’aumône mais qui veut vivre décemment de son travail.

Notre département compte un peu plus de 4000 exploitations agricoles de tailles variables, dont plus de 80% sont de petites exploitations. La moitié concerne la production de céréales, maïs, oléagineux et protéagineux, et l’autre moitié l’élevage (bovins, ovins et volailles). Et, pour mieux entendre la colère de nos agriculteurs, rien de mieux que de les écouter ; au pays des coteaux, nous avons rencontré Jean Michel Le Bihan. Il réside à Guizerix, petit village des Coteaux, dont il est aussi le maire. Avec sa famille, il gère deux exploitations ; ils élèvent des porcs, en qualité Label Rouge, et des canards à gaver, pour lesquels il cultive des céréales. « Il y a deux principales raisons à la colère des agriculteurs : la première, c’est la baisse de nos revenus. Les intrants que nous achetons ont augmenté, le gasoil aussi. La seconde est que nous sommes face à une concurrence européenne et mondiale qui n’est pas équitable : les normes que nous avons sont plus exigeantes qu’ailleurs. Et pour couronner le tout, nous avons des procédures administratives de plus en plus complexes. Pour renseigner le dossier de la PAC aujourd’hui, je dois faire appel à une personne ayant des connaissances juridiques, ce qui présente un coût également. Notre ras-le-bol vient de toutes ces contraintes, ces normes qui ne sont pas harmonisées avec nos concurrents européens et mondiaux. Nous sommes pour la transition écologique avec tout ce qu’elle comprend, mais pour une transition écologique accompagnée. Pour diminuer toute la chimie des désherbants, insecticides et fongicides, il faut aider la recherche et le développement, pour trouver des produits de substitution efficaces. Et enfin, pour nous assurer une retraite décente, nous demandons qu’elle soit calculée sur nos 25 meilleures années et non sur toute notre carrière. Nous voulons vivre dignement de notre métier, dans un contexte concurrentiel équitable. »

Face à ce constat, les Républicains s’engagent et ont fait des propositions. Ils demandent :

Une pause normative et réglementaire au niveau français et européen, avec la remise en cause de l’Office Français de la Biodiversité (OFB), responsable d’un excès de zèle et de contrôles.

Une baisse de la fiscalité sur les exploitants agricoles : la baisse de leurs charges ; l’abrogation du pacte vert européen, en réduisant de moitié l’utilisation des produits phytosanitaires chimiques.

La renégociation des accords de libre-échange européen qui ne prennent pas en compte les intérêts de nos agriculteurs.

La suppression pure et simple de la fiscalité sur le gasoil.

De faire respecter la loi EGALIM, interdiction de fixer des prix en deçà de la valeur de la matière première et de lutter contre les distorsions de la concurrence.

Concernant les retraites, Les Républicains souhaitent que l’Etat s’engage à leur assurer une retraite décente.

Espérons que les promesses faites se concrétiseront : les Républicains seront là pour le rappeler au gouvernement.

Quelques chiffres :
Notre département a une Surface agricole utile (SAU) de 127 300 ha.
Si la France est le Premier pays exportateur de l’UE en maïs, elle doit importer :
37% de fruits autres que les agrumes, 33% de légumes, 89% de poissons et crustacés, 53% d’ovins, 21% de viande bovine, 26% de porc, sans compter la volaille. On ne peut donc pas dire que la souveraineté alimentaire soit atteinte. Les députés européens Les Républicains sauront défendre les intérêts des agriculteurs français au Parlement européen !