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Toupnot : où sont les 18 millions d’euros de l’assurance ?

mercredi 27 décembre 2023 par Rédaction

Pour rappel, l’entreprise lourdaise Toupnot est partie en fumée en janvier 2019. Suite à ce sinistre, l’entreprise a reçu 18 Millions d’euros de l’assurance, où sont –ils ?

Suite de la pression des salariés, des représentants syndicaux et de certains élus, avait été mise en place une sous commission qui devait regarder l’état des actifs de l’entreprise avec pour objectif que ces 18 millions d’euros des assurances devaient rester sur le territoire.

Suite à la réunion qui s’est déroulée en préfecture le 14 décembre dernier dans le cadre du comité de suivi de la convention de la revitalisation de Toupnot, réunion présidée par le préfet Jean Salomon, en présence d’un élu de Lourdes, Pascal Claverie qui représentait la mairie de Tarbes et la communauté d’agglomération, la direction des finances publiques, la directrice de la banque de France, le sous préfet, la suppléante de Benoit Mournet député et Gilles Haurie CGT, Philippe Combes, ancien salarié de Toupnot, José Navarro et Gilles Haurie CGT se sont adressés à la presse.

Gilles Haurie a déclaré : « Nous espérions savoir ce qu’il restait dans les caisses, mais cela n’a pas été possible car cela pourrait interférer au tribunal si les salariés venaient à savoir, voilà l’explication que l’on nous a donné. Ce qui nous rassure un peu, c’est que le préfet s’est engagé à faire un suivi très éthique , il a pris cet engagement par écrit et nous le remercions ».

Il a ensuite expliqué qu’il avait rappelé la genèse de l’entreprise Toupnot : une petite entreprise familiale qui n’a cessé de grandir, une société très engagée. A l’époque M. Franco avait vendu cette entreprise dans cet esprit. Il avait donc fait le choix de la vendre à Arnauld de Sartre pensant qu’il allait s’inscrire dans la longévité, sauf que ça ne s’est pas passé comme cela. En 2014, la société a fait plus de 2 millions de bénéfices qui ont été reversés sous forme de dividendes, jamais rien n’a été réinvesti et jamais il a eu la volonté de pérenniser cette société. En 2015, il a vendu toutes ses parts sociales dont on ne connaît pas le montant au groupe Cofigéo.

Pour José Navarro : « Quand on parle de ce qu’il reste, la convention a mis longtemps a être signée et elle a été déposée avec l’accord des parlementaires, des élus locaux qu’à une condition, une close particulière qui disait que sur ces fonds l’essentiel devait rester sur le territoire. Que la commission ad hoc devait se réunir tous les 6 mois avec les comptes de l’entreprise. Lors d’une précédente réunion, nous nous sommes rendu compte que cette commission ne se réunissait plus. L’Etat manque un peu à ses engagements !

Dans un premier temps nous avions obtenu un état de la trésorerie de l’entreprise, nous l’avions demandé au préfet de l’époque Rodrigue Furcy mais il n’avait pas voulu nous le donner, il disait qu’il y avait une clause de confidentialité qu’avait exigé le groupe Cofigéo et l’entreprise Toupnot. Nous avons alors saisi la commission administrative d’accès aux documents administratifs qui nous avait donné raison puisque la commission et ces informations étaient adjointes à la convention de revitalisation. Aujourd’hui le préfet dit que l’on ne peut pas l’avoir.

Ils ont perçu 18 millions d’euros, 54 salariés sur les 72 attendent le 8 et le 9 février pour obtenir réparation du préjudice moral et financier. Arnauld de Sartre s’est gavé et continue à se gaver sur le dos des salariés, il perçoit 80 000€ brut par an, sans qu’il y ait la moindre activité c’est le seul à avoir un emploi chez Toupnot, les autres ils les ont virés. Il n’est pas question que les salariés ainsi que l’Etat soient une nouvelle fois les dindons de la farce. On comprend pourquoi il retarde les échéances chaque fois que le conseil des prud’hommes doit se réunir. »

Ancien salarié de Toupnot, Philippe Combes espère que les 8 et 9 février prochain les prud’hommes vont mettre les pendules à l’heure à ce groupe qui s’est foutu de la gueule de tout le monde, pour lui l’entreprise était viable, il y avait tout pour sa reconstruction, l’argent de l’assurance plus ce que les collectivités donnaient il y avait les moyens, Cofigéo a tout fait pour quelle disparaisse.

« Les salariés qui ont fait la richesse de cette entreprise ont droit à une réparation », conclut José Navarro et appelle la population à venir soutenir les salariés les 8 et 9 février.

Nicole Lafourcade