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Visite de la maison d’arrêt de Tarbes (Communiqué de Sylvie Ferrer, députée)

vendredi 3 novembre 2023 par Rédaction

Ce jeudi 2 novembre, Sylvie Ferrer, députée des Hautes-Pyrénées, a utilisé son droit de contrôle des lieux de privation de liberté pour faire une visite inopinée à la maison d’arrêt de Tarbes, accompagnée de deux journalistes.

Cette prison, mise en service en 1896, a donc plus de 120 ans et est manifestement dans un état de vétusté évident et les travaux peinent à arriver.

Le lieu est prévu pour accueillir exclusivement des hommes majeurs pour des peines maximales de deux ans.

Il y a actuellement 113 prisonniers pour 120 places. S’il y a quelques temps, la capacité maximum de la prison était de 69 personnes, la direction a installé des lits superposés dans chaque cellule de 10m2, afin de doubler la capacité d’accueil.

Cet arrangement qui a été trouvé apparaît bien nécessaire puisque l’établissement est dans l’obligation d’accueillir chaque personne présentée par les autorités sachant que les détenus arrivent également des départements voisins. Le nombre de détenus peut donc varier d’une journée à l’autre.

Par ailleurs, la maison d’arrêt de Tarbes est touchée de plein fouet par une carence systémique de personnel pénitentiaire et fonctionne en permanence en sous-effectif.

D’abord, il n’y a que trois agents présents au sein de la prison pour veiller sur les détenus jour et nuit, ce qui est trop peu au regard de l’ampleur des tâches. Ensuite, l’unité sanitaire manque cruellement de psychologues et de psychiatres. En effet, les détenus manifestent un grand besoin de suivi en termes de santé mentale et psychique. Or, le psychiatre est uniquement présent une matinée par semaine et le psychologue deux matinées par semaine, ce qui exclut toute possibilité de prise en charge individuelle pour un détenu qui en ferait la demande. Les quatre infirmières présentes à plein temps sur le site doivent donc pallier chaque jour à ces défaillances.

Madame la députée a donc pu visiter la prison, guidée par l’adjointe au chef d’établissement, le chef de détention et les gardiens, à qui elle a posé toutes les questions qu’elle souhaitait.