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CFDT : salaires et pouvoir d’achat, première préoccupation des salariés, des demandeurs d’emploi et des retraités.

samedi 21 octobre 2023 par Rédaction

Gilles Verdier, secrétaire général adjoint, Agnès Puzas, secrétaire départementale du syndicat éducation nationale, Jocelyne Schlick, secrétaire syndicale santé sociaux des Hautes-Pyrénées et Olivier Comet, secrétaire syndicat métallurgie des Hautes-Pyrénées, se sont adressés à la presse pour aborder la rentrée sociale.

En préambule, Gilles Verdier souligne que dans ce pays le social n’est pas simple à gérer, les esprits sont occupés par l’international et le national où les malheurs s’abattent.

Il a indiqué que la CFDT condamne tout le terrorisme abject et l’engrenage de la terreur qui fait des ravages.

« Pour les salariés, les demandeurs d’emploi, les retraités de ce département, de la France, de l’Europe, la première préoccupation c’est les salaires et le pouvoir d’achat. Nous avons trois revendications phares : arrêter le scandale de ces branches encore trop nombreuses qui ont leur minimum en dessous du smic, arrêter le scandale des systèmes de classification qui ne sont pas révisés tous les 5 ans et rendre réel l’égalité hommes/femmes.

La mobilité pose un problème en ruralité notamment pour les allocataires du RSA, pour les salariés, avec la flambée des coûts du carburant. Dans les Hautes-Pyrénées, les transports en commun ne tiennent pas compte des horaires des entreprises, il faut une réflexion sur les mobilités pour ces populations rurales.

Au niveau de l’emploi, dans le département, un secteur a créé des emplois pérennes en CDI en 2023, il y a de bonnes perspectives, le seul bémol ce sont des emplois de hautes valeurs de qualifications et souvent les demandeurs d’emploi ou les bénéficiaires du RSA ont des formations et des expériences professionnelles qui sont très éloignées des demandes des patrons. Nous avons l’impression que le département n’est pas doté à hauteur de ses besoins en formation.

Dans le bâtiment et l’agro alimentaire, il va y avoir beaucoup de personnes en difficulté, il faut une main d’œuvre qualifiée.

Pour le bâtiment, deux facteurs vont être déterminants et nous inquiètent : les taux d’intérêts, (certaines banques ne prêtent plus) et la commande publique.

Il n’y a pas assez de personnel pour l’aide à la personne, un problème qui pourrait être réglé par la qualification et par les salaires.

Nous avons des inquiétudes en ce qui concerne les galeries Lafayette de Tarbes, la validité du plan de sauvegarde va être à nouveau examiné par le tribunal de Bordeaux le 8 novembre prochain », a résumé Gilles Verdier.

Olivier Comet fait part de l’inquiétude sur la situation d’AGC Multi matériaux de Lannemezan qui produit des supports de cartes imprimées pour la téléphonie. Dans un plan social sur les 22 salariés, 17 sont concernés par un licenciement, reste 5 personnes au bureau commercial pour la revente de produits importés d’Asie. « Nos regrettons le manque d’investissements, les moyens industriels et dans la recherche de la part de la direction depuis des années, alors que le groupe dont la société fait partie est en bonne santé financière ».

Au niveau des salariés de la métallurgie, la grogne monte avec la nouvelle convention qui se met en place. Les salariés ont un sentiment de déclassement.

« Le syndicat a des inquiétudes sur la gestion et le climat social de l’ADAPEI, 4ème employeur privé du département. Nous restons vigilants et mettons tout en œuvre pour pérenniser cette association. Mais il y a une grosse inquiétude », annonce Jocelyne Schlick.

C’est avec l’éducation nationale qu’a pris fin ce point presse, la secrétaire départementale du Sgen-CFDT Agnès Puzos s’inquiète de la future carte scolaire mais surtout de la façon dont elle est menée car le bien être de l’élève, les bonnes conditions de travail des personnels ne sont pas pris en compte, de la baisse des effectifs dans le premier degré. Elle dénonce que l’augmentation de 10 % qui avait été annoncée par le gouvernement sont loin d’être là ! Une fois le calcul fait c’est 4% seulement. La mise en œuvre du Pacte pour inciter les enseignants à travailler plus pour gagner plus, n’est qu’un leurre.

Nicole Lafourcade