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Tarbes Citoyenne Ecologique et Solidaire : ‘’bilan de mi-mandat’’

mercredi 7 juin 2023 par Rédaction

Les élus du groupe TCES, Rébecca Caley, Hervé Charles, Cathy Laüt et Laurent Rougé se sont adressés à la presse pour dresser leur bilan de mi-mandat d’élus de l’opposition municipale.

En préambule, Hervé Charles a rappelé qu’avant d’être des élus ce sont des militants et que leur mandat municipal est ancré dans le mouvement social.

« Elus depuis 3 ans, on bosse vraiment, nous sommes présents en commissions, nous travaillons le conseil municipal, nous le travaillons collectivement avec TCES. Chaque fois que nous faisons des interventions en CM nous les avons travaillées, elles sont pesées, pensées et cela a permis de développer notre action municipale autour de deux aspects : nous essayons d’être en lien ou en contact permanent avec les tarbais et cet aspect est très important pour nous. Pour toutes les réflexions, il va y avoir comme boussole que peut-on arriver à grappiller notamment pour les plus démunis. Ce n’est pas facile, nous sommes 4 élus sur un total de 43.

Nous analysons ce qui se passe, on regarde tout en travaillant et nous préparons la suite en se positionnant bien évidemment dans l’opposition, en travaillant avec la majorité municipale en étant opposé sur les méthodes, la façon de travailler et sur les choix politiques », explique Hervé Charles.

Pour Rébecca Caley : « Nous sommes convaincus et confortés par l’expérience de ces 3 ans de mandat, que le rôle d’un élu est de concevoir, d’animer et être garant des processus de démocratie locale à l’inverse d’élus qui décident de tout à la place des habitants et des usagers de la commune.

23 ans d’un exercice isolé du pouvoir, d’une absence de vison collective transversale ne permettant plus ‘’en tout cas à notre sens’’ de faire face aux enjeux de demain. Cela s’illustre par des décisions abruptes, sans concertation, exemple,’’ la participation des associations au financement de l’énergie de leurs locaux passoires thermiques mis à leur disposition. L’extension des zones payantes de stationnement et la fameuse heure gratuite payante, qui ont fait l’objet pour l’une d’un traitement au cas par cas et pour l’autre d’un rétropédalage conséquent.

Ce sont des projets déjà ficelés qui font l’objet de présentations magistrales dans les réunions de quartier où la parole des participants peine à se libérer. Nous ne percevons pas dans le fonctionnement de notre municipalité ‘’mais peut-être on se trompe’’ de cohérence, de coopération, on ne perçoit pas cette nécessaire recherche de synergie pour prendre en compte tous les enjeux : la précarité, la crise climatique, l’accès à la culture, aux sports, la mobilité, la place faite aux jeunes et surtout on ne perçoit pas de développement de pratiques, de projets innovants. A notre sens, cette conception ne permet pas à ceux qui portent ces politiques publiques de trouver un sens à leur travail. En ce sens, nous nous sommes exprimés en CM plusieurs fois pour dire notre inquiétude face à la dégradation de conditions de travail des agents territoriaux. Nous sommes mobilisés pour une nécessaire transformation démocratique, écologique et sociale. Nous voulons animer une dynamique démocratique sur le temps long et nous voulons associer pleinement les habitants à la gouvernance de notre ville, il faut oser et expérimenter pour que cela puisse être une réalité ».

Laurent Rougé enchaine : « Nous sommes consternés par le fait que certains monopolisent l’attention et nous voulons marquer notre différence avec eux dans le fond et dans la forme.

Au dernier CM, nous avons entendu des propos absolument ineptes concernant la fiscalité Après quelques obsessions sur des points précis et pas révélateurs de quoi que ce soit ou de quelques visions politiques que ce soit, on devrait penser qu’il faudrait moins de fiscalité donc moins de services publics et de services de la part de la mairie , nous nous pensons le contraire. Nous pensons que cela n’est pas très sérieux, d’autant plus quand il y a le débat d’orientation budgétaire.

Ce sont des gens que l’on n’entend pas, qui ne sortent pas un projet comme nous on peut le faire tous les ans. Nous travaillons pour un contre projet et nous on dit y compris avec un budget contraint voila ce que l’on ferait ou que l’on ne ferait pas.

On voit des élus qui sont très peu en commission, qui sont très peu sur le terrain comme des cérémonies importantes, ils se contentent de 10 minutes par conseil municipal pour monopoliser l’attention à coups d’insultes , de coups d’éclat pour les uns et d’absences pour les autres qui donnaient de grandes leçons d’investissements et de politique locale il y a quelques mois. Nous avons un grand vide qui ne sert pas à grand-chose et qui risque de faire monter les propositions d’extrême droite. Nous avons décidé d’être une opposition ferme et apaisée, nous n’avons pas besoin d’insulter les gens car nous n’avons pas de comptes personnels à régler.

La crédibilité de notre projet se joue par le travail, en intervention qui sont préparées et nous savons de quoi nous parlons ».

Hervé Charles rajoute : « Il y a l’hôpital unique où il y a aucune démocratie, on ne sait pas qui dirige. Nous sommes conscients que, dans la période actuelle, bâtir un budget municipal n’est pas évident, il y a de plus en plus de contraintes, la hausse des dépenses, l’énergie sur une municipalité comme Tarbes c’est très important sur 2022, c’est de l’ordre d’un million d’euros, la hausse du point d’indice des agents qui était gelé depuis 10 ans.

Notre crainte, il ne faudrait pas que l’on vote des budgets techniques.

Il y a des choses à faire ‘’ce qui va nous mettre en opposition avec nos autres amis de l’opposition’’, il a été proposé de baisser le taux de la taxe foncière de 0,62%, ça ne concerne pas tous les tarbais. 0,62% c’est très peu en termes de pouvoir d’achat, mais en contre partie la mairie se prive de 200 000€ de rentrée fiscale.

La rénovation des bâtiments publics, c’est un choix, le maire nous a expliqué que le choix qui avait été fait, axer le travail de rénovation sur le centre ville dans le but de faire venir de nouveaux habitants, mais de l’autre coté les bâtiments publics ne sont pas rénovés.

Monsieur le maire aime à dire qu’il ne fait pas de politique, qu’il fait pour le bien des tarbais, je veux bien le croire mais je dis qu’il en fait de la politique et très bien même ».

Cathy Laut conclura : « Après 3 ans de notre participation active au débat municipal nous sommes sûrs que le fonctionnement actuel est d’un autre temps car toutes les décisions sont présentées à la population dans un simulacre de participation des administrés qui se déplacent aux réunions de quartiers pas très nombreux. Nous sommes en train de construire la mise en place d’une véritable démocratie participative avec l’implication à toutes les décisions importantes des tarbais, mais aussi avec une part active des employés municipaux avec laquelle ils pourront faire vivre leur talent. Aujourd’hui on ne leur demande plus grand-chose.

Nous allons travailler à élargir le rassemblement de la gauche, nous construisons une nouvelle dynamique et de gestion de Tarbes afin qu’il fasse bon vivre dans une ville accueillante et durable ».

Nicole Lafourcade