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Séméac : il poursuit son ex compagne malgré l’interdiction de la contacter

jeudi 25 mai 2023 par Rédaction

Un homme de 36 ans a été condamné à de la prison ferme pour avoir poursuivi son ex-compagne en voiture malgré l’interdiction judiciaire de le faire. Le tribunal de Tarbes a prononcé la sentence ce jeudi 25 mai. Jean-Baptiste V., originaire de Capvern, avait déjà été condamné pour des faits similaires en décembre 2022.

Le couple, parent d’une fillette, s’était séparé en octobre 2022 après que l’homme avait giflé et tenté d’étrangler sa compagne. Depuis, il avait enfreint à plusieurs reprises les mesures qui lui interdisaient d’entrer en contact avec elle. Il s’était présenté à son domicile malgré la peine d’emprisonnement qu’il purgeait sous bracelet électronique. Il avait menacé de la tuer ou avait exprimé son intention de se suicider.

La victime avait été autorisée à se domicilier chez son avocat afin de cacher son nouveau lieu de résidence à son ex-compagnon violent. Cependant, alors qu’elle conduisait leur fille dans les locaux de l’association Tom-Pouce pour une visite médiatisée, elle avait remarqué qu’une voiture la suivait de très près à Séméac. Il s’agissait de Jean-Baptiste V. qui avait klaxonné et actionné ses phares pour attirer son attention. La femme avait reconnu son ex-compagnon dans le rétroviseur et avait pris peur. Elle s’était réfugiée dans un magasin avant de contacter la police.

L’homme a nié les faits en affirmant qu’il avait seulement klaxonné pour saluer sa fille. Il a également acheté une rose pour qu’elle puisse l’offrir à sa mère pour la fête des mères. Cependant, le procureur a souligné qu’il s’agissait d’une énième tentative de Jean-Baptiste V. pour établir le contact avec sa victime en se servant de leur fille comme intermédiaire.

Le tribunal a condamné l’homme à quatre mois de prison ferme et a révoqué deux mois du sursis probatoire qui pesait sur sa tête. L’avocat du prévenu a tenté de défendre son client en arguant que la victime avait peut-être cru voir son ex-compagnon dans un moment d’angoisse, mais ses arguments n’ont pas convaincu le tribunal.

En conclusion, la justice a tout tenté pour raisonner cet homme violent mais l’enfermement est apparu comme la seule solution pour protéger la victime. L’homme a été conduit à la maison d’arrêt pour six mois à l’issue de l’audience. Cette affaire montre une fois de plus l’importance des mesures de protection pour les victimes de violences conjugales et la nécessité de les faire respecter pour éviter des drames.