Site d’informations en ligne, sur Tarbes et le Grand Tarbes
  Informations Lourdes et Grand Tarbes  Informations Lourdes et Pays de Lourdes  Informations Bagnères de Bigorre  Informations Argelès-Gazost Vallées des Gaves  Informations Pays de Lannemezan  Information Pays du Val Adour  Informations Hautes-Pyrénées     
       

Soutien à la journée d’action dans la Santé le 22 septembre 2022 (Communiqué de presse FI65 )

samedi 17 septembre 2022 par Rédaction

Les militant.e.s et les élu.e.s de la France insoumise se tiendront au côté des professionnels des secteurs de la santé et de leurs organisations ce jeudi 22 Septembre. Ils saluent le courage des soignants et les assurent de leur totale solidarité.

Il n’est plus possible de nier que des années de gestion libérales ont provoqué partout une destruction de la couverture sanitaire de notre pays. Ce sont actuellement 80 services d’urgences qui sont fermés, bien davantage qui sont réduits et menacés, idem pour les services spécialisés, avec 80 000 lits supprimés dont 17900 sur le dernier mandat Buzyn/Véran et cela même en pleine pandémie. C’est aussi une dégradation des conditions de travail pour les médecins, personnels et agents qui affrontent partout la perte de sens de leur métier, une même absurdité managériale, des statuts attaqués, cela pour des rémunérations peu attractives et insuffisantes. La mission « Braun » voulue par Macron aura été une manœuvre cynique de plus car les constats sont déjà établis et aucune préconisation sérieuse n’est faite pour enrayer l’effondrement du système de santé de ce premier quinquennat.

Les salarié.e.s ont toutes les raisons de dénoncer encore le manque de moyens élémentaires et la mise en danger des patients et des usagers. Les hauts-pyrénéens doivent maintenant savoir qu’ils sont en péril . Qu’on en juge sur Tarbes par le seul exemple de fermeture en juillet faute de neurologues de l’Unité neuro-vasculaire et le transfert des victimes sur Pau ou Toulouse, soit une augmentation considérable du risque critique. Chez nous, on subit aussi fermetures de lits définitives ou temporaires, affaiblissement des services, en cardiologie, en pneumologie, en gériatrie, en pédiatrie, en néonatalogie, menaces régulières sur la maternité etc... Toujours par manque de médecins radiologues et manipulateurs radio, ce sont des suppressions d’examens nécessaires et importants en médecine nucléaire et en radiologie, comme la suppression de toutes les mammographies cet été, entrainant des pertes de chance de prise en charge précoce pour les femmes. Et toujours une grosse tension sur les urgences, la fermeture de Bagnères la nuit, des risques qui explosent sur le centre hospitalier qui doit faire face à moyens constants. La liste est trop longue de cette destruction continue, c’est un sabotage organisé de plusieurs années et qui s’accélérerait davantage avec le regroupement des sites sur un éventuel hôpital unique, un projet libéral dont associations et usagers ne veulent pas et que soutiennent pourtant toute la droite et le député macroniste Benoit Mournet .

Les cahiers de doléances que les militant.e.s FI65 ont ouverts ces dernières semaines recueillent les paroles de patients ; tous témoignent des difficultés rencontrées dans leurs prises en charges, ceci en dépit même du dévouement admirable des professionnels. Les personnels pour leur part nous disent régulièrement leur sentiment d’épuisement total. Avec la campagne nationale FI « # Allo Ségur, les député.e.s dans les hôpitaux » la députée FI Sylvie Ferrer achève une visite de l’ensemble des sites hospitaliers publics du département, un cycle d’une dizaine de rencontres avec les professionnels, les syndicats et les responsables afin de définir au plus près la réalité des conditions de travail et la vie concrète des équipes. Avec l’ensemble des élu.e.s Nupes, Sylvie Ferrer portera dès cette rentrée parlementaire les besoins et revendications concrètes du monde de la santé. Cette force d’opposition à Macron, en appui des actions et revendications des salariés et usagers, doit contraindre le gouvernement à engager les moyens financiers et humains indispensables.

La situation peut empirer. Alors que la fédération hospitalière de France demande une hausse minimum de 5 % pour compenser la hausse tendancielle des coûts, le gouvernement annonce quant à lui une dotation augmentée de 3,5 %, autrement dit une baisse du budget et de nouvelles économies. Cela suffit. La France est riche et les ressources doivent être allouées à nos besoins vitaux, l’annulation de la dette et le financement des hôpitaux avec renforcement d’une protection sociale solidaire sont des exigences absolues. Être en bonne santé est un droit fondamental, la sécurité sanitaire est le premier devoir qu’un gouvernement doit à la population. C’est pourquoi nous restons déterminés et appelons la population des Hautes-Pyrénées à soutenir nos services publics de santé, ceux qui les font vivre et ceux qui les défendent.