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Le cri d’alarme des éleveurs : « Nous voulons aujourd’hui alerter sur la catastrophe qui se passe au Hautacam ».

samedi 11 juin 2022 par Rédaction

Ces dernières semaines, les éleveurs du Hautacam subissent des attaques de prédateurs. Plus de 60 brebis ont déjà été tuées et 4 éleveurs sur les cinq qui étaient présents sur l’estive ont décidé de redescendre leur troupeau. « La colère monte dans nos montagnes ! La présence de ce ou ces prédateurs nuit à notre métier, au pastoralisme, à la conduite des troupeaux et à l’entretien de nos montagnes. Nous devons nous faire entendre et soutenir les éleveurs locaux ! », s’insurgent les agriculteurs.

Les éleveurs se mobilisent ce week-end pour faire entendre leur détresse ! Les JA 65 et la FDSEA 65 soutiennent leur action et ont tenu ce samedi matin, 500m au dessus de l’auberge de l’Arrioutou, sur la route du Hautacam, une conférence de presse à hauteur du barrage qui interdit jusqu’à dimanche l’accès au sommet du Hautacam.

« Un loup tue et empêche la vie des troupeaux », clame Claude Vielle, l’éleveur du troupeau décimé

« 10 troupeaux ne sont pas montés, 10 troupeaux sont redescendus, 10 troupeaux ont été prédatés, certains plusieurs fois, avant de partir. 5 troupeaux ont quitté la zone pour aller vers d’autres estives de haute altitude avant la date habituelle. Voilà la réalité des prédateurs !

La 1ère attaque date du 08 mai puis les autres ont suivi.

Les autorités ne se sont pas encore prononcées sur l’identité du prédateur, aucun éleveur n’a reçu la conclusion des expertises.

Monsieur le Préfet nous a autorisé un tir de défense simple. Merci, mais les éleveurs, associés aux chasseurs locaux ; n’ont pas les compétences pour faire ce travail. La présence des gardes à certains moments sur le site ne facilite pas non plus le repérage du prédateur.

Pour rappel, la mission de protection des troupeaux revient à l’État lui-même : article 113.1 du code rural.

Notre montagne est aujourd’hui interdite aux brebis.

Par notre action, nous voulons l’interdire pour un week-end à tout le monde.

Nous ne pouvons vivre un tel sinistre sans que le reste de la population ne soit alerté.

Nous allons demander au préfet d’enclencher le niveau supérieur pour nous débarrasser de la bête.

Bien sûr, on va nous dire faut essayer les patous !!

Que vont devenir les gens, pas vraiment montagnards, qui vont par milliers au lac d’Isaby ou sur les pistes de fond à Tramassel ? Finie la balade paisible, il faudra surveiller d’abord si un patou vous montre sa colère.

Les gardes OFB, Parc national ou lieutenant de louveterie, ont des moyens techniques adaptés, nous allons demander à M. le Préfet de les mettre en action.

Les paysans ont déjà fait le travail de repérage de la bête, c’est un comble. A moins que les gardes ne nous cachent ce qu’ils savent.

Dans les « zones à loups » les « malades du loup » sont déjà bien connus. Ces éleveurs souffrent des morsures invisibles qui les impactent psychologiquement. Ils se sentent incompris, trahis, méprisés.

Le loup s’immisce dans la vie professionnelle et personnelle des éleveurs et de leur famille ».