Depuis le balcon de l’aéroport de Tarbes‑Lourdes‑Pyrénées, Pascal Claverie a présenté un projet qui dépasse largement les frontières de la ville. Pour lui, l’aéroport est un atout majeur, symbole d’un territoire ouvert et en croissance. Il souhaite y adosser une gare multimodale, capable de réunir train, avion et transports routiers dans un même pôle, avec des correspondances pensées pour fluidifier les déplacements. L’objectif : rendre Tarbes accessible en une heure depuis les principaux centres régionaux et renforcer son attractivité, tant touristique que résidentielle.
Claverie souligne le paradoxe d’une ville reliée rapidement à Paris mais difficilement à Toulouse. Il propose donc la création d’une “dorsale ferroviaire” longeant les Pyrénées, avec des Intercités réguliers vers Toulouse et Bayonne. Cette infrastructure, selon lui, replacerait Tarbes au cœur des mobilités régionales.
Conscient que ce projet dépasse les compétences municipales, il appelle à une mobilisation collective : Département, Région, CA‑TLP, SNCF. Il estime que les Hautes‑Pyrénées, qui contribuent au financement de la LGV Toulouse‑Bordeaux sans en tirer de bénéfice direct, sont en droit de réclamer des contreparties.
Au‑delà des transports, Claverie défend une vision élargie du rôle du maire : penser bassin de vie plutôt que limites communales. Il voit dans cette stratégie un moyen d’attirer des actifs en télétravail, des entreprises et de renforcer l’économie locale. Pour lui, Tarbes doit devenir la locomotive d’un développement partagé à l’échelle du territoire.