Comme vous le savez j’ai le plus profond respect pour Gérard Trémège et j’ai considéré avant de m’exprimer qu’il était souhaitable d’être à ses cotés. Chacun connaît l’affection que je lui porte. C’est donc animé d’émotions et de tristesse mais aussi avec le sens du devoir, de la responsabilité et de la fidélité que je m’adresse à vous aujourd’hui.
La décision déclarant Gérard Trémège inéligible est tombée comme un coup de tonnerre qui résonne encore dans notre ville.
Je dois l’avouer, cette décision m’a profondément atteint. Elle a touché quelque chose de personnel, de sensible, de presque intime. Car derrière les fonctions, derrière les titres, derrière les responsabilités, il y a un homme. Et derrière cet homme, il y a 25 ans de mandat au service de notre ville et vingt années d’engagement partagées, de défis relevés, d’efforts communs et de confiance réciproque.
Pendant plus de vingt ans, j’ai été témoin, chaque jour, de la manière dont Gérard Trémège vivait son mandat. Je dis bien « vivait » et non « exerçait ». Car pour lui, être maire n’a jamais été un rôle, un costume ou une position. C’était une mission, une vocation, une forme d’implication totale qui ne laissait aucune place au relâchement. Je l’ai vu défendre des projets comme on défend une cause, je l’ai vu se battre pour des détails qui, pour d’autres, auraient été insignifiants, mais qui pour lui comptaient parce qu’ils touchaient la vie réelle, concrète, quotidienne des Tarbaises et des Tarbais. (....)


