À Tarbes, les avocats poursuivent leur mobilisation contre la réforme de la justice criminelle portée par Gérald Darmanin, mais en modifiant leur stratégie. Après deux semaines de paralysie quasi totale, ils ont repris les gardes à vue et les audiences classiques, estimant nécessaire de ne plus pénaliser leurs clients. La grève est toutefois maintenue jusqu’au 29 mai, mais recentrée sur les seules CRPC, qu’il s’agisse de la procédure classique ou de celle liée au déferrement.
Au cœur de leur opposition : l’introduction d’un « plaider‑coupable criminel », jugé dangereux pour les droits de la défense. Soutenue par certains magistrats, la bâtonnière Sonia Bernès‑Cabanne prévoit de rencontrer les deux sénatrices du département afin de les sensibiliser avant le retour du texte à l’Assemblée nationale en juin. Le barreau décidera ensuite s’il prolonge la grève et prépare déjà des pistes alternatives pour nourrir le dialogue institutionnel.



