Un scandale secoue les forces de l’ordre : un brigadier du commissariat d’Avignon, âgé d’une cinquantaine d’années, a été mis en examen pour divulgation de fichiers confidentiels, détention et cession de stupéfiants. L’homme aurait vendu des informations sensibles à des trafiquants de drogue des Hautes-Pyrénées, notamment ceux impliqués dans un réseau actif entre Tarbes, Cauterets, Argelès-Gazost et Toulouse, démantelé en mars 2025.
Addict à la cocaïne, le policier monnayait ses renseignements jusqu’à 150 € via une application cryptée prisée des malfaiteurs. Il est également soupçonné d’avoir détourné des drogues saisies au commissariat pour sa propre consommation. L’Inspection générale de la police nationale (IGPN) a été saisie pour évaluer l’ampleur des fuites et identifier tous les bénéficiaires, parmi lesquels figureraient des détectives privés, des assureurs et des membres du grand banditisme.
Les trafiquants, récemment jugés à Tarbes, ont écopé de peines allant de six mois à trois ans de prison ferme. Cette affaire met en lumière les failles de sécurité internes et les dérives individuelles qui peuvent compromettre des enquêtes entières.






