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Chemins de fer dans les Pyrénées : entre abandon, rêve et délires…. Peut-être bien écolo !

dimanche 25 novembre 2012 par Rédaction

line-height:115%;font-family:"Times New Roman","serif"'>Alors que nous aurons
perdu beaucoup de temps et d’argent à se masturber l’esprit autour d’une TCP
(Traversée Centrale des Pyrénées) que l’on nous disait normal'>« indispensable », voilà que la ligne à grande vitesse
(LGV) entre Bordeaux et l’Espagne pourrait bien être remise en cause.

line-height:115%;font-family:"Times New Roman","serif"'>Selon des
« confidences » distillées récemment par Frédéric Cuvillier, ministre
délégué aux Transports, auprès des médias et rapportés par le journal
« L’Hebdo » dans son édition électronique béarnaise du 23 novembre
2012 : « Il faudra attendre le
printemps 2013 et la divulgation des conclusions de la commission Schéma
national des infrastructures de transport pour connaître le destin de la ligne
ferroviaire à grande vitesse (LGV) entre Bordeaux et la frontière espagnole.
Les préconisations de cette commission, qui a pour tâche de hiérarchiser les
grands projets d’aménagement auront valeur d’engagement ferme et définitif ».

<span
style='font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size:11.0pt;line-height:115%;font-family:
"Times New Roman","serif"'>Les conséquences possibles de cet abandon

line-height:115%;font-family:"Times New Roman","serif"'>Dans l’hypothèse où la
liaison avec l’Espagne ne figure pas au « schéma », cela veut dire
plusieurs choses :

line-height:115%;font-family:"Times New Roman","serif"'>1/ Le Ministre, et
d’une manière plus générale les décideurs politiques, ne décident rien. Tout
est laissé entre les mains d’une poignée de fonctionnaires au sein d’une
commission dite : « Schéma
national des infrastructures de transport ».

line-height:115%;font-family:"Times New Roman","serif"'>2/ Si cette liaison
avec l’Espagne n’est pas prise en compte, « elle passera sans doute aux <span
class=GramE>oubliettes
en attendant des jours meilleurs » selon
« L’Hebdo ».

line-height:115%;font-family:"Times New Roman","serif"'>3/ Le barreau
« Béarn-Bigorre » qui devait desservir notamment Tarbes, serait
abandonné si la frontière espagnole n’est pas desservie.

line-height:115%;font-family:"Times New Roman","serif"'>4/ Les contribuables
des Hautes-Pyrénées et Midi-Pyrénées auraient payé pour, en définitive, assurer
la liaison Paris-Bordeaux sans se préoccuper des Pyrénées.

line-height:115%;font-family:"Times New Roman","serif"'>5/ Les élus favorables
à la LGV vont poursuivre leur lobbying encore quelques années et ainsi occuper
le terrain pour ne rien dire exactement comme pour la ligne de <span
class=SpellE>Canfranc
depuis plus de 40 ans et la TCP dont on voit de
moins en moins à quel réseau à grande vitesse elle se rattacherait.

line-height:115%;font-family:"Times New Roman","serif"'>6/ Les écolos « anti-ligne
nouvelle » mais pro-transports en commun et ligne de chemin de fer seront
satisfaits de ne pas trancher dans leurs contradictions et incohérences.

<span
style='font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size:11.0pt;line-height:115%;font-family:
"Times New Roman","serif"'>Les écolos, parlons en….

line-height:115%;font-family:"Times New Roman","serif"'>De là à leur donner
plus d’importance qu’ils n’ont réellement (un peu plus de 2% des électeurs aux
dernières présidentielles), … Mais le Parti Socialiste s’est engagé dans une
alliance contre nature avec un parti marginal qui fait du bruit et qui
empoisonne le développement économique. Pour eux, le transport en commun idéal
c’est celui que l’on pousse à pied sur des routes enherbées.

line-height:115%;font-family:"Times New Roman","serif"'>Pour la liaison
Bordeaux-Espagne, il faudrait conserver la ligne ancienne au profil datant du
19ème siècle et surtout… pas de vitesse. L’abandon de la LGV serait un
véritable cadeau pour eux. D’autant que RFF (Réseau Ferré de France) offre une
manne financière pour les associations en créant une fondation pour la
préservation du patrimoine naturel autour de la LGV…. Tours-Bordeaux. Exit
Bordeaux-Espagne. Les jeux sont faits.

<span
style='font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size:11.0pt;line-height:115%;font-family:
"Times New Roman","serif"'>La Fondation d’entreprise LISEA Biodiversité…
Pourquoi faire simple ?

line-height:115%;font-family:"Times New Roman","serif"'>Le montage n’a rien de
simple. Ce serait sans doute trop compliqué. Réseau Ferré de France, propriétaire
actuel de toutes les lignes de chemins de fer exploitées, notamment mais pas
seulement, par la SNCF, a concédé la réalisation de la LGV Tours Bordeaux à
LISEA http://www.lgv-sea-tours-bordeaux.fr/les-acteurs-du-projet/rff<span
class=GramE>
 . Mais la
réalisation est assurée par COSEA, groupement d’entreprises piloté par VINCI,
alors que l’exploitation et la maintenance seront assurés
par la suite par MESEA.

line-height:115%;font-family:"Times New Roman","serif"'>Pour répondre et
encadrer un certain nombre d’obligations environnementales forts coûteuses, <i
style='mso-bidi-font-style:normal'>« LISEA lance la Fondation d’entreprise
« LISEA Biodiversité »
dont le but est de promouvoir la conservation et l’amélioration du patrimoine
naturel le long du tracé de la LGV SEA Tours-Bordeaux ». <a
href="http://www.lgv-sea-tours-bordeaux.fr/nos-fondations/fondation-lisea-biodiversite">http://www.lgv-sea-tours-bordeaux.fr/nos-fondations/fondation-lisea-biodiversite
. Cette fondation est « dotée de 5
millions d’euros pour la période 2012-2017, elle participe au financement de
projets de proximité qui seront proposés par des associations, entreprises ou
centres de recherche implantés dans l’un des six départements concernés par le
tracé : Indre-et-Loire, Vienne, Deux-Sèvres, Charente, Charente-Maritime et
Gironde ».
Et, selon le site Web de la fondation, elle <i
style='mso-bidi-font-style:normal'>« ne se substitue pas au mécanisms
d’aides publiques existant, mais peut venir les renforcer ».

line-height:115%;font-family:"Times New Roman","serif"'>Voilà de quoi réjouir
bon nombre d’associations qui ne manqueront pas de répondre <b
style='mso-bidi-font-weight:normal'>l’appel à projet <a
href="http://www.lgv-sea-tours-bordeaux.fr/uploads/media_items/fondation-biodiversite-appel-a-projets.original.pdf">http://www.lgv-sea-tours-bordeaux.fr/uploads/media_items/fondation-biodiversite-appel-a-projets.original.pdf
 qui vient d’être lancé
<span
style='font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size:11.0pt;line-height:115%;font-family:
"Times New Roman","serif"'>se rapportant prioritairement à la préservation du
vison d’Europe, la recolonisation des plaines agricoles par l’outarde
canepetière et l’amélioration des connaissances sur les chiroptères <i
style='mso-bidi-font-style:normal'>« en privilégiant un effet de levier
optimal en matière de biodiversité ». Cette démarche est
complémentaire et différente des engagements déjà pris par LISEA, COSEA et RFF,
et ne rentrent pas dans le cadre des mesures réglementaires et de compensation
écologique du projet….. En espérant, pour les Pyrénées, que cette fois, l’ours
ou le loup, ne rentrent pas dans les mesures compensatoires.

line-height:115%;font-family:"Times New Roman","serif"'> 

line-height:115%;font-family:"Times New Roman","serif"'>Jérôme Cahuzac, avait
précisé en juillet dernier que tous les projets de lignes ferroviaires à grande
vitesse (LGV) ne pourraient être menés à bien, faute de moyens financiers. Des
coupes sombres dans les 14 tracés prévus à l’horizon 2020 sont annoncés, en
tenant compte aussi de la rentabilité potentielle de chaque liaison. Au final,
les Pyrénéens risquent d’avoir payé une LGV qui ne leur apportera rien puisque
l’ensemble du projet et sa cohérence pourraient bien ne jamais voir le jour.
Tout le monde aura été, une fois de plus, roulé dans la farine pendant que
d’autres, au travers d’associations de lobbying comme Euro-Sud Transport <a
href="http://www.eurosud-transport.com/accueil.html">http://www.eurosud-transport.com/accueil.html
 financé par le Conseil Régional
Midi-Pyrénées font leurs choux gras sur le dos des contribuables. Il serait
temps d’y mettre bon ordre et de faire en sorte que les écologistes et
l’écologie cessent de polluer les débats.

<span
style='font-size:12.0pt;mso-bidi-font-size:11.0pt;line-height:115%;font-family:
"Times New Roman","serif"'>Louis Dollo