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Permission de sortie non respectée : huit ans de cavale et un go-fast qui le mène à 9 ans de prison
mercredi 2 septembre 2026, par
39 ans, Salim M. n’en est pas à sa première affaire judiciaire. Multirécidiviste au casier chargé, il purge aujourd’hui une peine à la prison de Lannemezan. Mais le tribunal de Tarbes devait examiner un épisode plus ancien : sa disparition en 2018 après une permission de sortie accordée à Varennes-le-Grand. Autorisé à passer quelques heures auprès de sa famille, il ne s’était jamais présenté au retour prévu à 18 heures. L’alerte avait été donnée, entraînant des investigations poussées : géolocalisation, vérification des comptes bancaires, auditions des proches. Les enquêteurs l’avaient alors soupçonné d’avoir quitté le territoire.
Ce n’est qu’en janvier 2019 que sa cavale prend fin. Le PSIG d’Argelès-sur-Mer intercepte un véhicule en provenance d’Espagne : à bord, Salim M. et une cargaison massive de cannabis, près de 500 kg. Cette arrestation lui vaut une lourde condamnation de neuf ans de prison pour trafic de stupéfiants.
Lors de l’audience du 25 août 2026, l’homme tente d’expliquer son absence en 2018, évoquant une situation familiale compliquée et une opportunité financière qui l’aurait poussé à accepter le transport de drogue. Des arguments qui ne convainquent ni le tribunal ni le procureur, lequel requiert deux ans de prison ferme pour cette évasion. Son avocate plaide sa personnalité et son parcours chaotique, mais la cour le condamne finalement à six mois supplémentaires.
Cette peine ne change toutefois rien à sa détention actuelle : le mécanisme de confusion des peines permet de fusionner cette nouvelle sanction avec la précédente. Pour Salim M., la durée reste donc fixée à neuf années d’emprisonnement.
